Testimonials

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1 Testimony Image Message From The 6th General Assembly Of COMSAM/ COSMAM Sr Anne-Germaine

 Dear brothers and sisters,

Gathered in Pretoria, Republic of South Africa for the 6th General Assembly and Symposium of \r\nCOSMAM (Confederation of Conferences of Major Superiors of Africa and Madagascar) on the \r\ntheme:

"Hope, Synodality and Empowerment of Consecrated Life in Africa, we, the religious men and \r\nwomen of Africa, send you our fraternal greetings and our message of hope and confidence \r\nin the future; we wish to build with you in the present of our lives.

Beyond the traditions of COSMAM/COMSAM triennial meetings, our meeting here in \r\nPretoria has a special character. We are in a Jubilee year. At the heart of this Jubilee, Pope \r\nFrancis has shown us the path of Hope, as we return to the Father's house. \r\nCOSMAM/COMSAM gives thanks to God who, after Pope Francis, has chosen a consecrated \r\nman, Pope Leo XIV, worthy Son of Saint Augustine of Hippo, to lead the Church. The \r\nconsecrated men and women of Africa and Madagascar assure Pope Leo XIV of their \r\nobedience, support and, above all, their humble prayers. \r\nWe were delighted to welcome Sister Simona BRAMBILLA, Prefect of the Congregation for \r\nInstitutes of Consecrated Life and Societies of Apostolic Life, as well as His Eminence Cardinal \r\nFridolin AMBONGO, President of SECAM (Symposium of Episcopal Conferences of Africa and \r\nMadagascar). We appreciate the unfailing support of our partners Missio and Hilton \r\nFoundation.

During the conference, we prayed, reflected and exchanged ideas on various themes, \r\nincluding hope, synodality and the empowerment of our congregations. \r\n As invited by Sister Simona BRAMBILLA, Prefect of the Congregation for Institutes of \r\nConsecrated Life and Societies of Apostolic Life, at the heart of the Church, we want to be for \r\nour contemporaries that tree in whose shelter they can rest, that tree that can purify the air \r\naround them, that tree that can heal them of their illnesses, that tree that can nourish them.

With the preaching of His Eminence Cardinal Fridolin AMBONGO BESUNGU, Cardinal \r\nStephen BRISLIN, and the other speakers, we became aware that hope sets us in motion in \r\nfaith and love, it's the impetus that pushes us to walk together, to listen, to discern, to change \r\nour outlook. A synodal Church is a sign of hope for the world, because it's a Church that listens, \r\nwalks with the most disadvantaged, the wounded of life, and seeks communion in love and \r\nsolidarity. We have experienced this at the Regina Mundi parish in Soweto, at the Union \r\nBuildings and at Freedom Park in Pretoria, and we will never forget these moments of intense \r\ncommunion with the brothers and sisters who shed their blood for the liberation of South \r\nAfrica.

As consecrated persons, we are called to show the world the way to synodality and \r\nhope.

\r\n We therefore commit ourselves to: 

  • Deepen our relationship with Christ, so that seeing the world through his eyes, we can \r\ninfluence and build Africa and Madagascar.
  • Commit ourselves to more Justice and Peace, and to the protection of the weakest in \r\nAfrica and Madagascar, by getting involved in setting up Justice Peace Integrity of \r\nCreation (JPIC) commissions within our national conferences
  • Stir up hope at the heart of our institutes and congregations by encouraging the \r\nemergence of communities that promote peace, that join the poor and destitute in \r\ntheir fight for more justice, peace and fraternity.
  • Be catalysts of communion, agents of ecclesial conversion, and spaces of prophetic \r\nwitness.
  • Adopt the values of palaver, Ubuntu and the values of the African tradition;
  • Consider a new spiritual culture, a new pastoral style 
  • that trains and listens to lay people, embodying our charisms to take over \r\nin collaboration;
  • Collaborate with our bishops to build our church in Africa;
  • Walk together towards the autonomy of our congregations as a prophetic witness to \r\ncreate an abundance of goods for sharing and proclaiming the gospel;
  • Raise our voices and act to get Africa out of the system that impoverishes it; 
  • Protect vulnerable people against all kinds of abuse; 

We invite all communities of consecrated life to be laboratories of synodality, signs and \r\nsacraments of hope for the Church and the world.

May our Lady of Africa walk with us and show us the way to her son. Amen

Pretoria, May 30, 2025

\r\nOn behalf of \r\nCOMSAM Executive Board

\r\nSr Rita YAMBA TADI, Fsp \r\nPresident

2 Testimony Image Message De La 6ème Assemblée Générale De La COSMAM/COMSAM Sr Anne Germaine

Chers frères et sœurs,

Réunis à Pretoria, République de l’Afrique du Sud en la 6ème Assemblée Générale et Symposium \\r\\nde la COSMAM (Confédération des Conférences des Supérieur(e)s Majeur(e)s d’Afrique et de \\r\\nMadagascar) ayant pour thème : « Espérance, synodalité et autonomisation de la vie consacrée en \\r\\nAfrique, nous religieuses et religieux d'Afrique, vous adressons notre salut fraternel et notre message \\r\\nd’espoir et de confiance en l’avenir que nous voulons bâtir avec vous dans l’aujourd’hui de nos vies. \\r\\nAu-delà des traditions de rencontres triennales de la COSMAM/COMSAM, notre rencontre ici \\r\\nà Prétoria, revêt un caractère spécial. En effet, nous sommes dans une année Jubilaire. Au cœur de ce \\r\\nJubilé, le Pape François, nous a indiqué le chemin de l’Espérance en rejoignant la maison du Père. La \\r\\nCOSMAM/COMSAM, rend grâce à Dieu qui, après le Pape François, a choisi un consacré, le Pape Léon \\r\\nXIV, digne Fils de Saint Augustin d’Hippone l’Africain, pour conduire l’Eglise. Les Consacrés d’Afrique \\r\\net Madagascar, assurent le Pape Léon XIV, de leur obéissance, de leur soutien et surtout de leurs \\r\\nhumbles prières. \\r\\nNous avons eu la joie d’accueillir Sœur Simona BRAMBILLA, préfète de la Congrégation des \\r\\nInstituts de Vie Consacrée et Sociétés de vie apostolique, de même que son Eminence le Cardinal \\r\\nFridolin AMBONGO, président du SCEAM (Symposium of Episcopal Conferences of Africa and \\r\\nMadagascar). Nous apprécions le soutien indéfectible de nos partenaires Missio et Hilton Fondation. \\r\\nDurant ces assises, nous avons prié, réfléchi, échangé sur différents thèmes dont : l’espérance, \\r\\nla synodalité et l’autonomie de nos congrégations. \\r\\nComme nous y invite la Sœur Simona BRAMBILLA, préfète de la Congrégation pour les Instituts \\r\\nde Vie Consacrée et Sociétés de Vie Apostolique, au cœur de l’Eglise, nous voulons être pour nos \\r\\ncontemporains cet arbre à l’abri duquel ils pourront se reposer, cet arbre qui pour purifier l’air autour \\r\\nd’eux, cet arbre qui pourra les guérir de leurs maux, cet arbre qui pourra les nourrir. \\r\\nAvec la prédication de son Eminence le Cardinal Fridolin AMBONGO BESUNGU, le Cardinal \\r\\nStephen BRISLIN, et les autres intervenants, nous avons pris conscience que l’espérance nous met en \\r\\nmouvement dans la foi et l’amour, c’est le moteur qui nous pousse à marcher ensemble, à écouter, à \\r\\ndiscerner, à changer notre regard. Une Eglise synodale est un signe d’espérance pour le monde car \\r\\nc’est une Eglise qui écoute, marche avec les plus démunis, les blessés de la vie et qui cherche la \\r\\ncommunion dans l’amour et la solidarité. Cela nous l’avons vécu à la paroisse Regina Mundi à Soweto, \\r\\nà l’Union Buildings de même qu’au Freedom park à Prétoria et nous n’oublierons jamais ces moments \\r\\nde communions intenses avec tous ceux qui ont donné leur vie pour la libération en Afrique du Sud. \\r\\nPour nous personnes consacrées, nous sommes appelées à indiquer au monde le chemin de la \\r\\nsynodalité et de l’espérance. \\r\\nAussi, nous nous engageons à :

  • Approfondir notre relation avec le Christ, afin que voyant le monde avec ses yeux nous puissions \\r\\ninfluencer et construire l’Afrique.
  • Nous investir pour plus de Justice et de Paix, la protection des couches faibles en Afrique, en \\r\\nnous impliquant dans la mise en place des commissions JPIC au sein de nos conférences \\r\\nnationales
  • Susciter l’espérance au cœur de nos instituts et congrégations en favorisant l’éclosion de \\r\\ncommunautés qui promeuvent la paix, qui rejoignent les pauvres et démunis dans leur combat \\r\\npour plus de justice, de paix et de fraternité.
  • Être catalyseurs de communion, agents de conversions ecclésiales, espaces de témoignage \\r\\nprophétique.
  • Adopter les valeurs de la palabre, de l’Ubuntu et des valeurs de la tradition africaine
  • Envisager une nouvelle culture spirituelle, un nouveau style pastoral qui forme et écoute les laïcs, \\r\\nà incarner nos charismes pour prendre la relève
  • Collaborer avec nos évêques pour construire notre église d’Afrique.
  • Marcher ensemble vers l’autonomie de nos congrégations comme posture prophétique pour \\r\\ncréer une abondance de biens en vue du partage et de l’annonce de l’évangile 
  • Lever la voix et agir pour sortir l’Afrique du système qui l’appauvri
  • Protéger les personnes vulnérables contre tout genre d’abus \\r\\nNous invitons toutes les communautés de vie consacrée à être des laboratoires de synodalité, signes \\r\\net sacrement d’espérance pour l’Eglise et le monde.

  Puisse notre Dame d’Afrique marcher avec nous et nous indiquer le chemin qui mène à son fils. \\r\\nAmen.  

Fait à Pretoria, le 30 mai 2025

\\r\\nPour le bureau exécutif de la COSMAM

\\r\\nSr Rita YAMBA TADI, Fsp \\r\\nPrésidente

3 Testimony Image Esperança, Sinodalidade E Capacitação Da Vida Consagrada Em África Sra. Sheila Pires

A África do Sul tem o orgulho de acolher a Conferência dos Superiores Maiores de África e \r\nMadagáscar (COMSAM) para o seu Simpósio 2025 e 6ª Reunião Geral Anual (AGM), que te\r\n rá lugar em Joanesburgo e Pretória de 23 a 30 de maio de 2025. \r\nO tema deste ano, “Esperança, Sinodalidade e o Empoderamento da Vida Consagrada em Áfr\r\n ica”, reflecte a crescente unidade, propósito e liderança da vida religiosa consagrada em todo \r\no continente. \r\nO encontro de uma semana reunirá representantes de seis conferências regionais de toda a Áfr\r\n ica e Madagáscar, oferecendo espaço para o diálogo, a reflexão espiritual e a ação colaborativ\r\n a. Os participantes participarão em workshops, debates e encontros de oração centrados na vi\r\n da sinodal e nos desafios pastorais urgentes que a Igreja em África enfrenta atualmente. \r\nA COMSAM, uma confederação continental fundada em 2005 e apoiada pela Congregação p\r\n ara os Institutos de Vida Consagrada e as Sociedades de Vida Apostólica (CIVCSVA) do Vati\r\n cano, serve de voz e rede para os superiores maiores de todo o continente africano. O seu obj\r\n etivo: promover a comunicação, a formação e a cooperação para além das fronteiras culturais \r\ne linguísticas ao serviço da missão da Igreja. \r\nPrincipais destaques do COMSAM 2025: \r\nSimpósio interativo (23-25 de maio, St Dominic Girls School, Boksburg - Joanesburgo) com \r\noradores das seis regiões africanas, representando 108.000 religiosos católicos: 25.500 homen\r\n s (16.300 padres e 9.200 irmãos ou clérigos em formação) e 83.200 irmãs religiosas que teste\r\n munham Jesus Cristo em 55 países do continente africano. Pertencem a mais de 500 congrega\r\n ções e institutos internacionais e locais diferentes. O Simpósio é transmitido AO VIVO nas pl\r\n ataformas das redes sociais da Conferência dos Bispos Católicos da África Austral (SACBC). \r\nA Reunião Geral Anual (AGM) oficial dos membros da COMSAM (26-30 de maio, Seminári\r\n o de São João Maria Vianney, Pretória) reúne cerca de 100 líderes das 6 Federações Africana\r\n s. É presidida pela Presidente do COMSAM, a Irmã Marie Diouf, FSCM do Senegal, na pres\r\n ença de uma delegação do Dicastério do Vaticano para a Vida Consagrada, da Prefeita, a Irmã \r\nSimona Brambilla, MC (a primeira mulher prefeita do Dicastério no Vaticano e antiga missio\r\n nária em Moçambique). \r\nA vida consagrada nas Igrejas católicas em África testemunha uma grande vitalidade, com u\r\n m grande contributo e envolvimento de religiosos e religiosas nas escolas católicas (30 milhõ\r\n es de alunos), hospitais e dispensários (6800), orfanatos e lares para idosos (2400). Os religio\r\n sos e religiosas consagrados estão também na linha da frente da missão na pastoral dos refugi\r\nados-migrantes, na luta contra o tráfico de seres humanos (Talitha Kum), contribuindo com o\r\n s seus carismas especiais e a sua total dedicação a Deus, com os seus votos de obediência, cas\r\n tidade e pobreza, para o testemunho luminoso do Evangelho. \r\nOs eventos COMSAM 2025 têm cobertura diária dos meios de comunicação social, entrevist\r\n as e actualizações em linha, celebrações litúrgicas que captam a diversidade, todos os discurs\r\n os com interpretação para 3 línguas principais (inglês, francês e português) \r\nA organização local e as comunicações estão a ser lideradas pela Leadership Conference of C\r\n onsecrated Life South Africa (LCCL-SA, Presidente Ir. Zelna Oosthuizen, RGS) em colabora\r\n ção com a Southern African Catholic Bishops' Conference (SACBC, Presidente Card. Stephe\r\n n Brislin, Arcebispo de Joanesburgo) e muitos organismos de apoio (CWL, Hilton Foundatio\r\n n, SECAM, Missio...). Os parceiros dos meios de comunicação social e as instituições eclesia\r\n is de toda a África do Sul são convidados a apoiar os esforços de cobertura e sensibilização a\r\n ntes, durante e depois do evento. \r\nO Simpósio COMSAM e a AGM 2025 oferecem uma oportunidade extraordinária para a Áfri\r\n ca do Sul destacar a vitalidade e a liderança da vida religiosa no continente - uma oportunidad\r\n e para testemunhar homens e mulheres consagrados africanos a moldar o futuro da Igreja na e\r\n sperança e na unidade. \r\nPara mais informações, acreditação dos meios de comunicação social, ou para agendar entrev\r\n istas com os delegados ou organizadores do COMSAM, por favor contacte

Sra. Sheila Pires

\r\nGabinete de Comunicações da SACBC

\r\nCorreio eletrónico: communication@sacbc.org.za

\r\nTel: [+27 66 415 8515]

\r\nFB - YouTube - X - Instagram (SACBC)

\r\nSítio Web: https://sacbc.org.za  

P. Václav Klement,

SDB \r\nComunicações LCCL-SA

\r\nCorreio eletrónico: vklementsdb@gmail.com                                                                                                                                                                                      Tel: [+27 79 340 2278]

\r\nFB: https://www.facebook.com/profile.php?id=61557972939988

\r\nWeb: https://www.lcclsa.co.za/   

4 Testimony Image COMSAM Symposium And AGM Cosmam

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5 Testimony Image En Route, Pour Une Aube Nouvelle ! Sr Anne-Germaine M. NDIONE, Fscm Secrétaire Générale Adjoint

La Confédération des Conférences des Supérieur(e)s Majeur(e)s d’Afrique et de

Madagascar (COSMAM) tiendra sa VI ème Assemblée Générale élective du 26 au 30

Mai 2025 à Pretoria en Afrique du Sud, où toutes les Conférences nationales sont

attendues.

Avant la tenue effective de l’Assemblée Générale, un Symposium est organisé à

l’intention des Religieuses et Religieux de notre continent et tout spécialement de

ceux de l’Afrique centrale, orientale, australe et des Iles, qui sont à proximité.

Cette rencontre aura lieu à Johannesburg autour du Thème : « Espérance,

Synodalité et Autonomisation de la Vie Consacrée en Afrique»

Plus de quatre cents (400) consacrés y sont attendus. Et le Concours de MISSIO,

une fois de plus, après les ateliers organisés en faveur des Supérieurs Majeurs par le

SCEAM en septembre dernier au Togo, ouvre plus large les possibilités de former les

jeunes et moins jeunes aux réalités incontournables de la mission aujourd’hui.

Cette formation rentre dans le cadre des activités du Bureau sortant et a été pilotée

par la Commission Formation de la COSMAM, .

Il est important de souligner que grâce à un partenariat avec la Fondation Hilton, la

COSMAM a offert une formation qualifiante en ligne, à plus de cinq cent (500)

religieuses et religieux sur l’étendue du continent, sur le Leadership

transformationnel dans la Vie religieuse en Afrique. Les cours ont été assurés par le

réseau du Pan-African Catholic Theology and Pastoral Network (PACTPAN).

Nous souhaitons plein succès à ces grandes activités de la COSMAM.

Rappelons que Mère Marie Diouf, ancienne Supérieure Générale des Filles du Saint

Cœur de Marie, a été élue à l’Assemblée et compte à son actif ses réalisations au

gran bénéfice de la Vie Consacrée dans le Continent.

6 Testimony Image Message Père Emmanuel Roger
Le Continent africain est traversé ces jours-ci par un courant de violences et de catastrophes naturelles. La Cosmam s'unit à tous les pays africains qui vivent une situation particulièrement tendue ou triste en ce moment. Nous pensons au Maroc  🇲🇦, Algérie, à la Libye  🇱🇾, au Niger  🇳🇪, au Mozambique  🇲🇿 au Gabon  🇬🇦, à la République Démocratique du Congo  🇨🇩, au Soudan  🇸🇩, au Sud Soudan et à tous les autres dont les conflits sont relativement relayés ou non. En particulier nous pensons à tous les religieux et religieuses en service dans ces pays. 
NOUS VOUS PRIONS, SI POSSIBLE, DE NOUS PARTAGER VOS EXPÉRIENCES afin qu'en communion avec vous, nous pourrions encore mieux prier ensemble. 
Nous exigeons à toutes les conférences d'inviter les religieux à ne pas se lasser de prier pour la paix en Afrique. 
Que Maman Marie, Mamma Africa, soutient ses enfants en pleurs.
Union de prières.
7 Testimony Image MESSAGE P. Emmanuel Mvomo Ayinda, CFIC

Chers frères,

                   Chères Sœurs de la Région d’Afrique Centrale,

                  

                   Au nom de la Présidente de la Cosmam, Mère Marie Diouf, et en mon nom personnel, je vous adresse les vives félicitations de la Cosmam pour votre Assemblée régionale. 

                   En effet, comme vous le savez, la Région d’Afrique centrale est un maillon essentiel de la Cosmam depuis sa création. Elle a, plusieurs fois, abrité les Assemblées et Colloques et en détient toujours le Siège du Secrétariat Général.  Vous savoir en Assemblée après une période obscure est une véritable joie pour la Cosmam. Vous pouvez donc compter sur le soutien de toute la Confédération car, en faisant revivre votre Région, c’est un souffle nouveau que vous redonnez à toute la Cosmam.

                   Nous espérons que cette Assemblée sera le lieu de renouer avec toute la Vie consacrée en Afrique en partageant les nouvelles de cette rencontre, mais aussi en renouant avec les contributions, nécessaires au fonctionnement de la Cosmam. 

Nous espérons aussi que cette Assemblée préparera la participation de votre Région à la prochaine Assemblée de la Cosmam avec les présidents des régions ainsi qu’à toutes les activités de la cosmam nous conduisant à la prochaine Assemblée Générale.

A tous les présents, nous souhaitons une bonne Assemblée et nous prions pour vous et pour ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement. 

Dans la joie de la communion de la vie religieuse en Afrique, je vous souhaite un fructueux travail.

Fraternellement,

 

                                                                            P. Emmanuel Mvomo Ayinda, CFIC

                                                                            Secrétaire Général Cosmam

8 Testimony Image JUBILE DE L’EGLISE UNIVERSELLE 2025. Père Emmanuel Roger Mvomo Ayinda, CFIC Secrétaire Général Cosmam

Le Dicastère en charge de la Vie Consacrée a initié une large concertation en vue de la participation des Consacrés au Jubilée de l’Eglise en 2025. Le 21 juin 2023 à 11hr, c’était au tour des Consacrés francophones de se réunir à travers une réunion zoom.

Cette rencontre à laquelle la Cosmam a participé, permettait d’informer sur l’organisation prochaine du Jubilé de l’Eglise universelle en 2025 (Jubilé ordinaire qui se vit tous les 25 ans) ; sous le thème « Pèlerins d’espérance ».

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Après la prière et la présentation des différents participants (17 au total), Monseigneur José Rodriguez Carballo, ofm, a présenté l’événement en insistant sur les trois (3) moments de la célébration du Jubilé à savoir : la préparation, le Jubilé en tant que tel et l’après-Jubilé.

Monseigneur José a invité les participants à être des relais quant à la diffusion de l’événement afin d’informer tous les Consacrés et de travailler en réseau. Voici, selon lui les temps forts de ce jubilé :

-        Du 1er au 04 février 2024 à Romeouverture de l’année à Rome avec, si possible des Représentants des conférences des Supérieurs majeurs et des Congrégations.

-        Le 02 février 2025célébration du jubilée dans les différents pays et conférences

-        Du 08 au 09 Octobre, clôture de l’année jubilaire à Rome

 

En marge de cette préparation, quatre (4) Commissions ont été mises sur pied : commission pastorale, commission culturelle, commission inter-religieuse et commission communication.

Après avoir présenté le Jubilé, Monseigneur José a laissé la parole à Mme Daniela, membre dudit Dicastère, qui a expliqué que ce jubilé appelait de la part des Consacrés d’abord la prière, ensuite, l’identification des domaines qui ont besoin de réconciliation, y travailler et enfin de pouvoir célébrer en communion avec toute l’Eglise universelle. L’idéal est que cette relecture se fasse dans chaque pays.

A ce sujet, nous sommes tous appelés à répondre à ces deux questions :

-        Quels sont les domaines et lieux de réconciliation à vivre en Afrique ?

-        Quels sont les domaines et lieux de réconciliation déjà vécus en Afrique ?

Les réponses à ces deux questions au niveau de la Cosmam seront transmises au Dicastère après la réunion impliquant le Comité Exécutif et les Présidents des Régions qui se tiendra à Dakar au Sénégal du 11 au 16 Décembre 2023.

Cette consultation a été close au bout d’une heure de temps, avec une recommandation de rester au parfum de tout ce qui se fera grâce au site internet du Jubilé https://www.iubilaeum2025.va/fr.html

Par ailleurs, vous pourrez avoir des informations dans notre site de la www.cosmam-comsam.org

 

BONNE MARCHE VERS 2025 A LA COSMAM ET A TOUS LES CONSACRES AFRICAINS

9 Testimony Image SECAM
AFRICA SYNODAL CONTINENTAL ASSEMBLY
Final Message
1-6 March 2023 – Addis Ababa, Ethiopia
Introduction
In union with the universal Church, the Church in Africa celebrated the Synodal Continental Assembly in Addis Ababa, Ethiopia, from 1st to 6th of March 2023. This Synodal Continental Assembly was organised by the Symposium of Episcopal Conferences of Africa and Madagascar (SECAM) as a continuation of the Two Working Sessions held in Accra, Ghana and Nairobi, Kenya, in December 2022 and January 203, respectively.
Our gathering was an Ecclesial Assembly. From all parts of the continent of Africa and Madagascar and the Islands, 206 participants gathered to walk, pray and celebrate together under the guidance of the Holy Spirit. Among them were 9 cardinals, 29 bishops and 41 priests. The majority of participants were lay women and men, consecrated people, including young people, and representatives of the other Christian traditions and faith traditions.
With courage and joy, confidence and humility, we listened to one another and to the Holy Spirit. In a spirit of discernment, we listened to what the People of God from around the world said in the first year of the Synod. In prayer and silence, we discerned the intuitions, discussed the questions and themes and identified the calls of our synodal journey in order to prepare an African Synodal Document that represents the authentic voice of Africa. The time we have spent together has been an experience of lived synodality – a moment of profound dialogue, listening and discernment among local churches and with the Universal Church.
At the end of this Continental Synodal Assembly, SECAM finalised the contribution of the Church in Africa to the General Secretariat of the Synod in Rome for the purposes of drafting a working document.
Gratitude
We give sincere and profound thanks to:
Cardinal Berhaneyesus Demerew Souraphiel, the Catholic Bishops Conference of Ethiopia, and the priests, religious and the faithful of Ethiopia, for their gracious hospitality and warm welcome to the city of Addis Ababa.
The delegation from Rome, led by Cardinal Mario Grech and Cardinal Jean-Claude Hollerich, for their fraternal solidarity, support and accompaniment during the Synodal Continental Assembly.
All our partners, benefactors and donors through whose generosity the Church in Africa was able to successfully celebrate this Continental Synodal Assembly.
All the technical personnel, the African Synodality Initiative (ASI) and journalists from African and international Catholic media and communications agencies.
The Synodal Church in Africa
The Synodal Continental Assembly has confirmed the Church’s way of doing things in Africa. The Family of God in Africa is firmly rooted in the synodal dynamic. Synodality is no longer a remote desire, a faint hope or a distant future objective. We have tasted the nourishing fruits of synodality by encountering, dialoguing with and listening to one another, and all together listening to the Holy Spirit. We are the Church in synod: the Family of God is our Tent in Africa.
The African Synodal Family is an open-ended space of gathering. The African Synodal Family is a Church that:
stretches out, and includes all our differences, diversity, tensions and forces;
welcomes others and makes room for their diversity;
empties herself, but without losing the foundations and fundamentals of our faith; and
a Church that can move.
During the Continental Synodal Assembly, we have discovered new seeds of growth: Africa is a synodal continent. Synodality is part of who we are and how we live as the Family of God in Africa. Our continent is blessed with rich principles and values of our cultures and traditions. Indeed, rooted in African anthropological principles and cultural values, especially Palaver, Ubuntu and Ujamaa, which emphasise community spirit, sense of family, teamwork, solidarity, inclusivity, hospitality and conviviality, the Catholic Church in Africa has grown as a Family of God. These principles and values are good and healthy seeds for the birth and growth of a truly synodal Church in Africa and in the world.
Strengthened by the Holy Spirit, through our discernment in common and spiritual conversation, we are committed to building a synodal Church in Africa as a Family where all belong and feel at home. As the Synodal Family of God in Africa, we affirm and celebrate our common baptismal dignity which makes us really feel fully at home in a Synodal Church, where all vocations are valued.
As the Synodal Family of God, we are a listening church. We listen without judging, especially those who do not feel sufficiently recognised in the Church. We accept the invitation of synodality to listen to those who feel exiled, neglected and excluded from the Church. We recognise that when we do this, others feel welcomed, and are free to share their own spiritual journey.
As the Synodal Family of God, we seek genuine conversion and reform. We commit ourselves to overcoming rigid hierarchical structures, unhealthy autocratic tendencies, harmful clericalism and isolating individualism that undermine and weaken relationships between bishops, priests and laity. These weeds confront us with a challenge to deepen our experience of synodality, to reflect on what it means to walk together in times of tension.
A Synodal Family of God in Mission
As the Synodal Family of God in Africa, we do not flee from the lived realities of our continent: the wounds of Africans are also the wounds of the Synodal Family of God. During our Continental Synodal Assembly, we have felt the pain and suffering of our sisters and brothers in Africa. The Synodal Family of God walks with those who are affected by war, ethnic strife, religious intolerance, terrorism, and all forms of conflict, tension and violence. With solidarity, compassion and charity, the Synodal Church in Africa journeys with our sisters and brothers in distress.
During our Continental Synodal Assembly, we have heard the voice of the young people. The Church in Africa is vibrant because of the energy, passion and creativity of the youth. Their contribution to the mission and ministry of the Church is a gift for the edification of a truly synodal church in Africa. Young people have an important place and a pivotal role in the Synodal Family of God in Africa.
During our Continental Synodal Assembly, we journeyed with the women who were active participants in the process of listening, dialogue and discernment. We have learned from them how to be a Synodal Church. African women hold the Church together; they are the majority. African women are the backbone of the Church. To journey together as a Synodal Church means recognising their giftedness, talents, charisms and contributions. For women in Africa and across the world, synodality is an opportunity for “full and equal participation” in the life of the Church. Women are a gift to the Church. There is no way true synodality can happen in the Church if women are not considered as equal partners.
A Synodal Church of Conversion and Reform
To overcome and root out the weeds of clericalism, authoritarianism and indifference, we desire to engender new forms of leadership – be they priestly, episcopal, religious and lay. We desire to form the Synodal Family of God in the practice of integral and life-giving leadership that is relational and collaborative, and capable of generating solidarity and co-responsibility. To achieve this, the Synodal Family of God in Africa pledges to create spaces and enlarge our tent for the possible exercise of various forms of lay ministry.
The Synodal Family of God desires to grow in a spirituality that will sustain the practice of synodality, a spirituality that enables the Synodal Church to grow in interiority and conscience and in encountering and listening to the Holy Spirit. We desire to encourage and establish synodal practices at all levels of the Church in Africa. We desire to birth a culture of synodality as a habitual way of proceeding in the Church.
As the Synodal Family of God in Africa, we are a learning church. We do not walk alone: we have things that we can learn from others. Enlivened by the spirit of inter-culturality, ecumenism and interfaith encounter, we walk together with others, appreciating cultural differences, understanding those particularities as elements which help us to grow. We listen to the spirituality and wisdom of indigenous peoples and local cultures.
Conclusion
These days in Addis Ababa have been days of abundant graces and blessings from God. As the Synodal Family of God in Africa, we have found immense joy in walking together and we desire to continue doing so. Our journey is a journey of conversion, reform and growth at personal, communal and institutional levels of the Church.
As the Synodal Family of God in Africa, we want to walk together joyfully. We thank God who has brought us together and guided us by the Spirit of the Risen Christ. This is a time to rejoice: let us not allow the weeds to hinder us; let us allow the Holy Spirit to lead us forward to continue to sow new seeds and harvest abundant fruits of synodality.
God bless Africa!
Sunday, 5 March, 2023
Addis Ababa, Ethiopia
10 Testimony Image SCEAM
ASSEMBLÉE CONTINENTALE SYNODALE D'AFRIQUE
Communiqué final
1-6 mars 2023 - Addis Abeba, Éthiopie
Introduction
En union avec l'Église universelle, l'Église en Afrique a célébré l'Assemblée continentale synodale à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 1er au 6 mars 2023. Cette Assemblée continentale synodale a été organisée par le Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM) dans le prolongement des deux sessions de travail tenues à Accra (Ghana) et à Nairobi (Kenya), respectivement en décembre 2022 et en janvier 203.
Notre réunion était une assemblée ecclésiale. Venus de toutes les parties du continent africain, de Madagascar et des îles, 206 participants se sont rassemblés pour marcher, prier et célébrer ensemble sous la conduite de l'Esprit Saint. Parmi eux se trouvaient 9 cardinaux, 29 évêques et 41 prêtres. La majorité des participants étaient des femmes et des hommes laïcs, des personnes consacrées, y compris des jeunes, et des représentants des autres traditions chrétiennes et des traditions de foi.
Avec courage et joie, confiance et humilité, nous nous sommes mis à l'écoute les uns des autres et de l'Esprit Saint. Dans un esprit de discernement, nous avons écouté ce que le Peuple de Dieu du monde entier a dit au cours de la première année du Synode. Dans la prière et le silence, nous avons discerné les intuitions, discuté les questions et les thèmes et identifié les appels de notre voyage synodal afin de préparer un document synodal africain qui représente la voix authentique de l'Afrique. Le temps que nous avons passé ensemble a été une expérience de synodalité vécue - un moment de dialogue profond, d'écoute et de discernement entre les Églises locales et avec l'Église universelle.
À la fin de cette Assemblée synodale continentale, le SCEAM a finalisé la contribution de l'Église en Afrique au Secrétariat général du Synode à Rome en vue de la rédaction d'un document de travail.
Remerciements
Nous adressons nos sincères et profonds remerciements à
Le Cardinal Berhaneyesus Demerew Souraphiel, la Conférence des évêques catholiques d'Éthiopie, les prêtres, les religieux et les fidèles d'Éthiopie, pour leur gracieuse hospitalité et leur accueil chaleureux dans la ville d'Addis-Abeba.
La délégation de Rome, conduite par les cardinaux Mario Grech et Jean-Claude Hollerich, pour leur solidarité fraternelle, leur soutien et leur accompagnement au cours de l'Assemblée continentale synodale.
Tous nos partenaires, bienfaiteurs et donateurs grâce à la générosité desquels l'Eglise en Afrique a pu célébrer avec succès cette Assemblée Continentale Synodale.
Tout le personnel technique, l'Initiative de la Synodalité Africaine (ASI) et les journalistes des médias catholiques africains et internationaux et des agences de communication.
L'Église synodale en Afrique
L'Assemblée synodale continentale a confirmé la façon de faire de l'Église en Afrique. La Famille de Dieu en Afrique est fermement enracinée dans la dynamique synodale. La synodalité n'est plus un désir lointain, un faible espoir ou un objectif futur éloigné. Nous avons goûté aux fruits nourrissants de la synodalité en nous rencontrant, en dialoguant et en nous écoutant les uns les autres, et en écoutant tous ensemble l'Esprit Saint. Nous sommes l'Église en synode : la Famille de Dieu est notre Tente en Afrique.
La Famille synodale africaine est un espace de rassemblement ouvert. La Famille synodale africaine est une Église qui :
s'étend et inclut toutes nos différences, notre diversité, nos tensions et nos forces ;
accueille les autres et fait de la place à leur diversité ;
se vide, mais sans perdre les bases et les fondements de notre foi ; et
une Église qui peut bouger.
Au cours de l'Assemblée synodale continentale, nous avons découvert de nouvelles graines de croissance : L'Afrique est un continent synodal. La synodalité fait partie de ce que nous sommes et de la manière dont nous vivons en tant que famille de Dieu en Afrique. Notre continent est béni par la richesse des principes et des valeurs de nos cultures et de nos traditions. En effet, enracinée dans les principes anthropologiques et les valeurs culturelles africaines, en particulier Palaver, Ubuntu et Ujamaa, qui mettent l'accent sur l'esprit communautaire, le sens de la famille, le travail d'équipe, la solidarité, l'inclusivité, l'hospitalité et la convivialité, l'Église catholique en Afrique s'est développée en tant que famille de Dieu. Ces principes et valeurs sont de bonnes et saines semences pour la naissance et la croissance d'une Église véritablement synodale en Afrique et dans le monde.
Renforcés par l'Esprit Saint, par notre discernement dans la conversation commune et spirituelle, nous nous engageons à construire une Église synodale en Afrique comme une famille où tous ont leur place et se sentent chez eux. En tant que Famille synodale de Dieu en Afrique, nous affirmons et célébrons notre dignité baptismale commune qui nous permet de nous sentir pleinement chez nous dans une Église synodale où toutes les vocations sont valorisées.
En tant que famille synodale de Dieu, nous sommes une Église à l'écoute. Nous écoutons sans juger, en particulier ceux qui ne se sentent pas suffisamment reconnus dans l'Église. Nous acceptons l'invitation de la synodalité à écouter ceux qui se sentent exilés, négligés et exclus de l'Église. Nous reconnaissons que lorsque nous faisons cela, les autres se sentent accueillis et sont libres de partager leur propre cheminement spirituel.
En tant que Famille synodale de Dieu en Afrique, nous ne fuyons pas les réalités vécues sur notre continent : les blessures des Africains sont aussi les blessures de la Famille synodale de Dieu. Au cours de notre Assemblée synodale continentale, nous avons ressenti la douleur et la souffrance de nos sœurs et frères d'Afrique. La Famille synodale de Dieu accompagne ceux qui sont touchés par la guerre, les conflits ethniques, l'intolérance religieuse, le terrorisme et toutes les formes de conflit, de tension et de violence. Avec solidarité, compassion et charité, l'Église synodale en Afrique chemine avec nos sœurs et frères en détresse.
Au cours de notre Assemblée synodale continentale, nous avons entendu la voix des jeunes. L'Église en Afrique est dynamique grâce à l'énergie, à la passion et à la créativité des jeunes. Leur contribution à la mission et au ministère de l'Église est un don pour l'édification d'une Église véritablement synodale en Afrique. Les jeunes ont une place importante et un rôle central dans la famille synodale de Dieu en Afrique.
Au cours de notre Assemblée synodale continentale, nous avons cheminé avec les femmes qui ont participé activement au processus d'écoute, de dialogue et de discernement. Nous avons appris d'elles comment être une Église synodale. Les femmes africaines tiennent l'Église ensemble ; elles sont la majorité. Les femmes africaines sont la colonne vertébrale de l'Église. Cheminer ensemble en tant qu'Église synodale signifie reconnaître leurs dons, leurs talents, leurs charismes et leurs contributions. Pour les femmes d'Afrique et du monde entier, la synodalité est une occasion de "participer pleinement et sur un pied d'égalité" à la vie de l'Église. Les femmes sont un don pour l'Église. Il ne peut y avoir de véritable synodalité dans l'Église si les femmes ne sont pas considérées comme des partenaires égales.
Une Église synodale de conversion et de réforme
Pour surmonter et déraciner les mauvaises herbes du cléricalisme, de l'autoritarisme et de l'indifférence, nous désirons engendrer de nouvelles formes de leadership - qu'elles soient sacerdotales, épiscopales, religieuses ou laïques. Nous désirons former la Famille synodale de Dieu à la pratique d'un leadership intégral et vivifiant, relationnel et collaboratif, capable de générer la solidarité et la coresponsabilité. Pour y parvenir, la Famille synodale de Dieu en Afrique s'engage à créer des espaces et à élargir notre tente pour l'exercice possible de diverses formes de ministère laïc.
La Famille synodale de Dieu désire grandir dans une spiritualité qui soutiendra la pratique de la synodalité, une spiritualité qui permet à l'Église synodale de grandir dans l'intériorité et la conscience et dans la rencontre et l'écoute de l'Esprit Saint. Nous désirons encourager et établir des pratiques synodales à tous les niveaux de l'Église en Afrique. Nous désirons faire naître une culture de la synodalité comme une manière habituelle de procéder dans l'Église.
En tant que Famille synodale de Dieu en Afrique, nous sommes une Église en apprentissage. Nous ne marchons pas seuls : nous avons des choses à apprendre des autres. Animés par l'esprit de l'interculturalité, de l'œcuménisme et de la rencontre interreligieuse, nous marchons ensemble avec les autres, en appréciant les différences culturelles, en comprenant ces particularités comme des éléments qui nous aident à grandir. Nous sommes à l'écoute de la spiritualité et de la sagesse des peuples autochtones et des cultures locales.
Conclusion
Ces jours à Addis Abeba ont été des jours d'abondantes grâces et bénédictions de Dieu. En tant que Famille synodale de Dieu en Afrique, nous avons trouvé une immense joie à marcher ensemble et nous désirons continuer à le faire. Notre voyage est un voyage de conversion, de réforme et de croissance aux niveaux personnel, communautaire et institutionnel de l'Église.
En tant que Famille synodale de Dieu en Afrique, nous voulons marcher ensemble dans la joie. Nous remercions Dieu qui nous a rassemblés et guidés par l'Esprit du Christ ressuscité. C'est le moment de nous réjouir : ne laissons pas les mauvaises herbes nous entraver ; laissons l'Esprit Saint nous guider vers l'avant pour continuer à semer de nouvelles graines et à récolter des fruits abondants de synodalité.
Que Dieu bénisse l'Afrique !
Dimanche 5 mars 2023
Addis-Abeba, Éthiopie
11 Testimony Image General Assembly Of COSMAG Sister Louise Sadio For The Permanent Office Of COSMAG

1. ADDRESS BY THE PRESIDENT OF COSMAG

After greeting and welcoming everyone, the President of COSMAG recalled the orientations of the previous PGA: 1) Intensify the collaboration with the Episcopal Conference of Gabon and with the Apostolic Nunciature; 2) Create instances of listening for victims of abuse; 3) Overall recollection of all religious; 4) Animate an overall pastoral care of vocations in the country; 5) Participation in the meetings of Consecrated Life for more solidarity, outreach, collaboration... 6) Continuing the ISR project; 7) Drawing up a convention between the CEG and COSMAG on education...

Finally, she reminded everyone to be faithful to the payment of dues which constitute the only resource of the Association of Major Superiors of Gabon.

 

2. THE GABONESE LAW AND SEXUAL ABUSE, MR PASCAL B. T. JURIST

After this first intervention, the Moderator of the session, Fr. Elvis A., introduced and gave the floor to the main guest of the day in the person of Mr. Pascal Benga Tounengoye, a jurist who developed the following theme Sexual abuse of minors and vulnerable persons in Gabonese law. The speaker expressed himself freely but with pedagogy.

Indeed, after defining the concepts of minors, vulnerable persons and sexual abuse, he distinguished the different types of majority and minority in Gabonese law, then stressed that consent does not exist in the person as long as in the eyes of the law he is defined as a minor.

In addition, Gabonese law obliges the reporting of all perpetrators of sexual abuse. Those who cover up such abuse are considered accomplices. They incur exactly the same penalties as those guilty of abuse, i.e. 10 years' imprisonment, or 30 years' imprisonment with a 20 million fine to be paid to the State for those in a position of authority: parents, educators, clerics and ministers of religion, etc. Nevertheless, Gabonese law recognises the secrecy of the confessional. Silence does not constitute an offence under Gabonese law in this specific situation. But in other cases, anyone who knows about the abuse is obliged to make a statement to the prosecutor or a police officer...

The presentation raised many questions on: customs, the notion of vulnerability, on the consent of minors, on sexual harassment and even on the signs of identification of sexual predators and the management in case of suspicion...

In conclusion of his presentation, Mr. Pascal Benga T. invited COSMAG to have in its library the texts of the Gabonese Law and promised to offer them to the participants

12 Testimony Image Assemblée Générale De La COSMAG Sœur Louise Sadio Pour Le Bureau Permanent De La COSMAG

1. ALLOCUTION DE LA PRÉSIDENTE DE LA COSMAG 

Après avoir salué et souhaité la bienvenue à tous,  la présidente de la COSMAG a rappelé  les orientations de la précédente AGP : 1) Intensifier la collaboration avec la Conférence épiscopale du Gabon et avec la Nonciature apostolique ; 2) Créer des instances d’écoute pour les victimes d’abus ; 3) recollection d’ensemble de tous les religieux ; 4) Animer une pastorale d’ensemble des vocations dans le pays ; 5) Participation aux rencontres de la Vie consacrée pour plus de solidarité, de rayonnement, de collaboration… 6) Poursuivre le projet de l’ISR ; 7) Elaboration d’une convention entre la CEG et la COSMAG sur l’éducation…

Enfin, elle a rappelé à tous la fidélité aux versements des cotisations qui constituent l’unique ressource de l’Association des Supérieurs Majeurs du Gabon.

 

2. LA LOI GABONAISE ET LES ABUS SEXUELS, M. PASCAL B. T. JURISTE

Après cette première intervention, le Modérateur de séance, le P. Elvis A., a présenté et donné la parole au principal invité du jour en la personne de Monsieur Pascal Benga Tounengoye, juriste qui a  développé le thème suivant : Les abus sexuels sur les Mineurs et les personnes vulnérables dans la Loi gabonaise. L’intervenant s’est exprimé librement mais avec pédagogie.

 

En effet, après avoir défini les concepts de mineurs, de personnes vulnérables et d’abus sexuels, il a distingué les différents types de majorité et de minorité dans la Loi gabonaise, puis souligné que le consentement n’existe pas chez la personne tant qu’aux yeux de la Loi elle est définie comme mineure.

 

De plus, la Loi du Gabon oblige à dénoncer tous les coupables d’abus sexuels. Les personnes couvrant de tels abus sont considérées comme complices. Et, elles encourent exactement les mêmes peines que les coupables d’abus, c’est-à-dire : 10 ans de prison, ou 30 ans de prison assorties de 20 millions d’amende à payer à l’Etat pour les personnes en situation d’autorité : parents, éducateurs, religieux et ministres du culte… Néanmoins, la Loi du Gabon reconnaît le secret du confessionnal. Le silence ne constitue pas dans cette situation précise un délit devant la Loi du Gabon. Mais dans les autres cas de figure, toute personne au courant des abus est tenue de faire une déposition auprès du procureur ou d’un officier de police…

 

L'intervention a beaucoup de questions sur : les coutumes, la notion de vulnérabilité, sur le consentement des mineurs, sur le harcèlement sexuel et même sur les signes d'identifications de prédateurs sexuels et la gestion en cas de suspicion…

 

En conclusion de son Exposé, Monsieur Pascal Benga T. a invité la COSMAG à avoir dans sa Bibliothèque les textes de Loi du Gabon et a promis d'en offrir aux participants 

 


13 Testimony Image Monseigneur António Manuel Bogaio Constantino, M.C.C.J Sr Teresa
Qui est Monseigneur António Manuel Bogaio Constantino, M.C.C.J., nouvel Evêque auxiliaire de l'Archidiocèse de Beira avec siège à Suturnuca?
Mgr António Manuel Constantino Bogaio, MCC.J, est né le 9 novembre 1969 à Beira, province de Sofala au Mozambique, où il a fait ses études primaires et secondaires.
En 1989, il travaille dans l'administration chez Impregilo Saldemi
En 1990, il a fait la première année de pré-postulat à Beira et étudie au Séminaire Bom Pastor.
En 1991- Il est transféré à Nampula pour poursuivre ses études au Séminaire Mater Apostolorum de Nampula
De 1992 à 1994, il a fait son postulat à Matola et ses études philosophiques au Séminaire Philosophique Santo Agostinho de Matola
De 1995 à 1997, il fait son noviciat à Kampala, en Ouganda. Le 10 mai 1997, il prononce ses premiers vœux en tant que membre de la Congrégation des Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus au Sanctuaire des Martyrs d'Ouganda à Namugongo - Kampala
D'octobre 1997 à juin 2000, il étudie la théologie à l'Université pontificale grégorienne de Rome et obtient un baccalauréat en théologie.
Le 7 octobre 2000, Solennité de Notre-Dame du Rosaire, il prononce ses vœux perpétuels comme membre de la Congrégation des Missionnaires Comboniens en Italie
Le 13 mai 2001, en la solennité de Notre Dame de Fátima, dans la paroisse d'Alto da Manga - Beira, il est ordonné Prêtre.
De 2001 à 2007, il étudie le journalisme en Espagne et obtient le diplôme universitaire de licence et de Master en communication intégrale et travaille également pour la Revue Combonienne « Mundo Negro » en tant que stagiaire. Pendant son séjour en Espagne, il est affecté dans la Paroisse de la Candelarias dans le quartier de San Brás, une zone périphérique de Madrid.
De 2008 à 2011, il est Directeur du Magazine "Vida Nova", publication du Centre catéchétique d'Anchilo, Archidiocèse de Nampula et curé de la paroisse Santo António do Monapo, dans la zone rurale de la ville de Nampula.
De 2011-2012. Il participe à l’année combonienne à Rome
Août 2012-2016 est curé de la paroisse de São João XXIII à Chitima et administrateur de la paroisse Santa Maria de Mucumbura dans le diocèse de Tete.
-Il est Directeur adjoint du secrétariat de la pastorale et coordinateur diocésain de la catéchèse, Vicaire épiscopale de la région pastorale de Songo et membre du Collège des consulteurs.
De 2017 à 2022, il assume la charge de Supérieur provincial de la Congrégation des Missionnaires Comboniens au Mozambique pendant deux mandats de trois ans.
2017- Il est élu Membre du Conseil Permanent du CIRMO accompagnant les délégations de Nampula et Gurue.
2018- Il assure par intérim la présidence du CIRMO
2019-2022– Il est Président de la Conférence des instituts religieux du Mozambique (CIRMO) et chancelier de l'ISMMA - Institut Supérieur Marie Mère d’Afrique.
2019 - Lors de la visite papale, il est coordinateur adjoint de la Commission centrale.
2021- Il est élu membre du bureau fondateur de la Conférence Régionale des Supérieurs Majeurs d'Afrique Australe où il exerce ces fonctions jusqu'en novembre 2022. Cette conférence est liée à COSMAM ou COMSAM.
Le 13 décembre 2022, il est nommé Evêque auxiliaire de l'Archidiocèse de Beira avec siège à Suturnuca.
Mgr António Constantino parle portugais, anglais, italien, espagnol, un peu de français et quelques langues nationales.
Il a été ordonné Eveque le 17 fevrier 2023.
LA COSMAM/COMSAM TE SOUHAITE UN BON APOSTOLAT
14 Testimony Image MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE FRANCIS FOR LENT 2023 Francis

MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE FRANCIS
FOR LENT 2023

Lenten Penance and the Synodal Journey
 

Dear brothers and sisters!

The Gospels of Matthew, Mark and Luke all recount the episode of the Transfiguration of Jesus. There we see the Lord’s response to the failure of his disciples to understand him. Shortly before, there had been a real clash between the Master and Simon Peter, who, after professing his faith in Jesus as the Christ, the Son of God, rejected his prediction of the passion and the cross. Jesus had firmly rebuked him: “Get behind me, Satan! You are a scandal to me, because you do not think according to God, but according to men!” (Mt 16:23). Following this, “six days later, Jesus took with him Peter, James and John his brother and led them away to a high mountain” (Mt 17:1).

The Gospel of the Transfiguration is proclaimed every year on the Second Sunday of Lent. During this liturgical season, the Lord takes us with him to a place apart. While our ordinary commitments compel us to remain in our usual places and our often repetitive and sometimes boring routines, during Lent we are invited to ascend “a high mountain” in the company of Jesus and to live a particular experience of spiritual discipline – ascesis – as God’s holy people.

Lenten penance is a commitment, sustained by grace, to overcoming our lack of faith and our resistance to following Jesus on the way of the cross. This is precisely what Peter and the other disciples needed to do. To deepen our knowledge of the Master, to fully understand and embrace the mystery of his salvation, accomplished in total self-giving inspired by love, we must allow ourselves to be taken aside by him and to detach ourselves from mediocrity and vanity. We need to set out on the journey, an uphill path that, like a mountain trek, requires effort, sacrifice and concentration. These requisites are also important for the synodal journey to which, as a Church, we are committed to making. We can benefit greatly from reflecting on the relationship between Lenten penance and the synodal experience.

In his “retreat” on Mount Tabor, Jesus takes with him three disciples, chosen to be witnesses of a unique event. He wants that experience of grace to be shared, not solitary, just as our whole life of faith is an experience that is shared. For it is in togetherness that we follow Jesus. Together too, as a pilgrim Church in time, we experience the liturgical year and Lent within it, walking alongside those whom the Lord has placed among us as fellow travellers. Like the ascent of Jesus and the disciples to Mount Tabor, we can say that our Lenten journey is “synodal”, since we make it together along the same path, as disciples of the one Master. For we know that Jesus is himself the Way, and therefore, both in the liturgical journey and in the journey of the Synod, the Church does nothing other than enter ever more deeply and fully into the mystery of Christ the Saviour.

And so we come to its culmination. The Gospel relates that Jesus “was transfigured before them; his face shone like the sun and his clothes became white as light” (Mt 17:2).This is the “summit”, the goal of the journey. At the end of their ascent, as they stand on the mountain heights with Jesus, the three disciples are given the grace of seeing him in his glory, resplendent in supernatural light. That light did not come from without, but radiated from the Lord himself. The divine beauty of this vision was incomparably greater than all the efforts the disciples had made in the ascent of Tabor. During any strenuous mountain trek, we must keep our eyes firmly fixed on the path; yet the panorama that opens up at the end amazes us and rewards us by its grandeur. So too, the synodal process may often seem arduous, and at times we may become discouraged. Yet what awaits us at the end is undoubtedly something wondrous and amazing, which will help us to understand better God’s will and our mission in the service of his kingdom.

The disciples’ experience on Mount Tabor was further enriched when, alongside the transfigured Jesus, Moses and Elijah appeared, signifying respectively the Law and the Prophets (cf. Mt 17:3). The newness of Christ is at the same time the fulfilment of the ancient covenant and promises; it is inseparable from God’s history with his people and discloses its deeper meaning. In a similar way, the synodal journey is rooted in the Church’s tradition and at the same time open to newness. Tradition is a source of inspiration for seeking new paths and for avoiding the opposed temptations of immobility and improvised experimentation.

The Lenten journey of penance and the journey of the Synod alike have as their goal a transfiguration, both personal and ecclesial. A transformation that, in both cases, has its model in the Transfiguration of Jesus and is achieved by the grace of his paschal mystery. So that this transfiguration may become a reality in us this year, I would like to propose two “paths” to follow in order to ascend the mountain together with Jesus and, with him, to attain the goal.

The first path has to do with the command that God the Father addresses to the disciples on Mount Tabor as they contemplate Jesus transfigured. The voice from the cloud says: “Listen to him” (Mt 17:5). The first proposal, then, is very clear: we need to listen to Jesus. Lent is a time of grace to the extent that we listen to him as he speaks to us. And how does he speak to us? First, in the word of God, which the Church offers us in the liturgy. May that word not fall on deaf ears; if we cannot always attend Mass, let us study its daily biblical readings, even with the help of the internet. In addition to the Scriptures, the Lord speaks to us through our brothers and sisters, especially in the faces and the stories of those who are in need. Let me say something else, which is quite important for the synodal process: listening to Christ often takes place in listening to our brothers and sisters in the Church. Such mutual listening in some phases is the primary goal, but it remains always indispensable in the method and style of a synodal Church.

On hearing the Father’s voice, the disciples “fell prostrate and were very much afraid. But Jesus came and touched them, saying, ‘Rise, and do not be afraid.’ And when the disciples raised their eyes, they saw no one else but Jesus alone” (Mt 17:6-8). Here is the second proposal for this Lent: do not take refuge in a religiosity made up of extraordinary events and dramatic experiences, out of fear of facing reality and its daily struggles, its hardships and contradictions. The light that Jesus shows the disciples is an anticipation of Easter glory, and that must be the goal of our own journey, as we follow “him alone”.  Lent leads to Easter: the “retreat” is not an end in itself, but a means of preparing us to experience the Lord’s passion and cross with faith, hope and love, and thus to arrive at the resurrection. Also on the synodal journey, when God gives us the grace of certain powerful experiences of communion, we should not imagine that we have arrived – for there too, the Lord repeats to us: “Rise, and do not be afraid”. Let us go down, then, to the plain, and may the grace we have experienced strengthen us to be “artisans of synodality” in the ordinary life of our communities.

Dear brothers and sisters, may the Holy Spirit inspire and sustain us this Lent in our ascent with Jesus, so that we may experience his divine splendour and thus, confirmed in faith, persevere in our journey together with him, glory of his people and light of the nations.

Rome, Saint John Lateran, 25 January, Feast of the Conversion of Saint Paul

FRANCIS

15 Testimony Image MESSAGE DU PAPE FRANCOIS - CAREME 2023 Francois

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2023

Ascèse de Carême, itinéraire synodal

 

Chers frères et sœurs !

Les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc concordent pour raconter l’épisode de la Transfiguration de Jésus. Dans cet événement, nous voyons la réponse du Seigneur à l’incompréhension manifestée par les disciples à son égard. Peu avant, en effet, un accrochage sérieux s’était produit entre le Maître et Simon-Pierre qui, après avoir professé sa foi dans le fait que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, avait repoussé son annonce de la passion et de la croix. Jésus l’avait repris avec force : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » (Mt 16, 23). Et voici que « six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne » (Mt 17, 1).

L’Évangile de la Transfiguration est proclamé chaque année, le deuxième dimanche du Carême. Durant ce temps liturgique, en effet, le Seigneur nous prend avec lui et nous emmène à l’écart. Même si nos activités ordinaires requièrent que nous restions aux lieux habituels, en vivant un quotidien souvent répétitif et parfois ennuyant, pendant le Carême nous sommes invités à monter “sur une haute montagne” avec Jésus, pour vivre avec le Peuple saint de Dieu une expérience d’ascèse particulière.

L’ascèse de Carême est un effort, toujours animé par la Grâce, pour surmonter nos manques de foi et nos résistances à suivre Jésus sur le chemin de la croix. Précisément ce dont avaient besoin Pierre et les autres disciples. Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne. Ces conditions sont également importantes pour le chemin synodal dans lequel nous nous sommes engagés, en tant qu’Église. Il nous sera bon de réfléchir sur cette relation qui existe entre l’ascèse de Carême et l’expérience synodale.

Pour cette “retraite” sur le mont Thabor, Jésus emmène avec lui trois disciples, choisis pour être témoins d’un événement unique. Il veut que cette expérience de grâce ne soit pas solitaire, mais partagée, comme l’est, du reste, toute notre vie de foi. Jésus, on doit le suivre ensemble. Et c’est ensemble, comme Église pérégrinant dans le temps, que l’on vit l’année liturgique et, à l’intérieur de celle-ci, le Carême, en marchant avec ceux que le Seigneur a placés à nos côtés comme compagnons de voyage. Par analogie avec la montée de Jésus et des disciples au Thabor, nous pouvons dire que notre chemin de Carême est “synodal”, car nous l’accomplissons ensemble sur le même chemin, disciples de l’unique Maître. Bien plus, nous savons qu’il est lui-même la Voie, et donc, que ce soit dans l’itinéraire liturgique ou dans celui du Synode, l’Église ne fait rien d’autre que d’entrer toujours plus profondément et pleinement dans le mystère du Christ Sauveur.

Et nous arrivons au moment culminant. L’Évangile raconte que Jésus « fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (Mt 17, 2). Voilà le “sommet”, le but du chemin. Au terme de la montée, lorsqu’ils sont sur la montagne avec Jésus, la grâce est donnée aux trois disciples de le voir dans sa gloire, resplendissant de lumière surnaturelle, qui ne venait pas du dehors, mais qui irradiait de Lui-même. La divine beauté de cette vision fut incomparablement supérieure à toute la fatigue que les disciples avaient pu accumuler pour monter au Thabor. Comme pour toute excursion exigeante en montagne, il faut en montant tenir le regard bien fixé sur le sentier ; mais le panorama qui se déploie à la fin surprend et récompense par son émerveillement. Le processus synodal apparaît lui aussi souvent ardu et nous pourrions parfois nous décourager. Mais ce qui nous attend à la fin est sans aucun doute quelque chose de merveilleux et de surprenant, qui nous aidera à mieux comprendre la volonté de Dieu et notre mission au service de son Royaume.

L’expérience des disciples sur le Thabor s’enrichit encore quand, lorsqu’à côté de Jésus transfiguré apparaissent Moïse et Élie qui personnifient la Loi et les Prophètes (cf. Mt 17, 3). La nouveauté du Christ est l’accomplissement de l’Ancienne Alliance et des promesses ; elle est inséparable de l’histoire de Dieu avec son peuple et en révèle le sens profond. De même, le parcours synodal est enraciné dans la tradition de l’Église et, en même temps, ouvert à la nouveauté. La tradition est source d’inspiration pour chercher des voies nouvelles, en évitant les tentations opposées de l’immobilisme et de l’expérimentation improvisée.

Le chemin ascétique du Carême, ainsi que le chemin synodal ont tous deux comme objectif une transfiguration, personnelle et ecclésiale. Une transformation qui, dans les deux cas, trouve son modèle dans celle de Jésus et se réalise par la grâce de son mystère pascal. Pour que cette transfiguration puisse s’accomplir en nous cette année, je voudrais proposer deux “sentiers” à suivre pour monter avec Jésus et parvenir avec Lui à destination.

Le premier fait référence à l’impératif que Dieu le Père adresse aux disciples sur le Thabor, alors qu’ils contemplent Jésus transfiguré. La voix venant de la nuée dit : « Écoutez-le » (Mt 17, 5). La première indication est donc très claire : écouter Jésus. Le Carême est un temps de grâce dans la mesure où nous nous mettons à l’écoute de Celui qui parle. Et comment nous parle-t-il ? Avant tout dans la Parole de Dieu que l’Église nous offre dans la Liturgie : ne la laissons pas tomber dans le vide. Si nous ne pouvons pas toujours participer à la messe, lisons les Lectures bibliques jour après jour, y compris avec l’aide d’internet. En plus des Écritures, le Seigneur nous parle à travers les frères, surtout par les visages et par les histoires de ceux qui ont besoin d’aide. Mais je voudrais ajouter aussi un autre aspect, très important dans le processus synodal : l’écoute du Christ passe aussi à travers l’écoute des frères et des sœurs dans l’Église, cette écoute réciproque qui est l’objectif principal durant certaines phases, mais qui, de toute façon, demeure toujours indispensable dans la méthode et dans le style d’une Église synodale.

En entendant la voix du Père, « les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : “Relevez-vous et soyez sans crainte”. Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul » (Mt 17, 6-8). Voilà la seconde indication pour ce Carême : ne pas se réfugier dans une religiosité faite d’événements extraordinaires, d’expériences suggestives, par peur d’affronter la réalité avec ses efforts quotidiens, ses duretés et ses contradictions. La lumière que Jésus montre aux disciples est une anticipation de la gloire pascale, vers laquelle il faut aller, en le suivant “Lui seul”. Le Carême est orienté vers Pâques : la “retraite” n’est pas une fin en soi, mais elle nous prépare à vivre avec foi, espérance et amour, la passion et la croix, pour parvenir à la résurrection. De même, le parcours synodal ne doit pas non plus nous faire croire que nous sommes arrivés quand Dieu nous donne la grâce de certaines expériences fortes de communion. Là encore, le Seigneur nous répète : « Relevez-vous et soyez sans crainte ». Redescendons dans la plaine et que la grâce dont nous saurons fait l’expérience nous soutienne pour être des artisans de synodalité dans la vie ordinaire de nos communautés.

Chers frères et sœurs, Que l’Esprit Saint nous fasse vivre ce Carême dans l’ascèse avec Jésus, pour faire l’expérience de sa splendeur divine et, ainsi fortifiés dans la foi, poursuivre ensemble le chemin avec Lui, gloire de son peuple et lumière des nations.

Rome, Saint-Jean-de-Latran, 25 janvier 2023, fête de la Conversion de Saint Paul.

FRANÇOIS

16 Testimony Image Conference De Sr Sidonie Au Benin

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17 Testimony Image Message Du Président De La Conférence Nationale Des Supérieur(e)s Du Cameroun Aux Religieux Et Religieuses Du Cameroun P. Ferdinand OWONO NDIH, Omi

Message du Président

de la

Conférence Nationale des Supérieur(e)s du Cameroun

aux religieux et religieuses du Cameroun

 

                                                     La joie de la personne consacrée

La joie de la personne consacrée vient du bonheur d’appartenir au Christ puisque « La vie consacrée, profondément enracinée dans l’enseignement du Christ Seigneur, est un don de Dieu le Père à son Eglise par l’Esprit Saint ». (JPII, Vita consecrata n°1). Reconnaître que la vie consacrée est un don de Dieu c’est admettre que celle-ci est un creuset de joie, parce que le don est par nature source de joie pour celui qui donne comme pour celui qui reçoit. Ceci nous permet d’affirmer que toute personne consacrée est un bénéficiaire des merveilles de Dieu. De ces merveilles, la personne consacrée communie à la joie de Dieu par le don de sa personne et est appelée, par conséquent, à devenir source de joie pour ceux avec qui elle partage l’humanité.

En effet, Dieu qui offre sa joie est lui-même Joie, Béatitude et plénitude de vie. Ainsi la personne consacrée, unit à Dieu source de toute vraie joie, devient témoin de cette joie par la vie et l’apostolat ; ce qui atteste que Dieu est avec nous.

De ce fait, la personne consacrée a choisi de vivre de manière radicale son engagement de baptisé. Cet engagement est en soi source de joie parce qu’il est irradié par la joie pascal. La préface de Pâques dit « le peuple des baptisés, rayonnant de la joie pascale, exulte par toute la terre », les consacrées que nous sommes se reconnaissent donc dans ce peuple et cette joie pascale porte notre espérance. D’ailleurs, cette espérance donne force et détermination à notre option fondamentale d’être totalement au Christ par les vœux que nous prononçons avec joie, de manière solennelle et publique. En conséquence la personne consacrée est fondamentalement vecteur de joie et prend à son compte l’invitation de Saint Paul aux philipiens qui dit : « réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dit encore, réjouissez-vous » (Ph 4,4).

Cette joie qui nous met en communion avec la source de toute joie doit nous aider à nous ouvrir au monde dans lequel nous sommes appelés à vivre et à témoigner. Soyons donc réaliste et reconnaissons que cette joie n’est pas le fruit d’une insouciance mais plutôt le pur produit des vertus théologales que sont : la foi, la charité et l’espérance. Ces vertus alimentent, en principe, nos vœux de religions (l’obéissance, la pauvreté et la chasteté) et nous disposent spirituellement et humainement à témoigner avec une audace prophétique. Alors, chers consacrées, que cette journée qui nous est dédiée soit pour nous une occasion de redécouvrir la beauté du choix que nous avons fait pour plus de bonheur et de sérieux dans notre engagement. 

En priant pour chacun d’entre vous, je vous souhaite une belle journée de la vie consacrée et que Marie notre Mère, gardienne de la vie consacrée nous aide à redécouvrir notre vocation à témoigner de notre joie d’appartenir au Christ. 

                                                                                 Le président de la CNSMC

                                                                            P. Ferdinand OWONO NDIH, omi

18 Testimony Image Message From The President Of The National Conference Of Major Superiors Of Cameroon To The Religious Of Cameroon P. Ferdinand OWONO NDIH, Omi


                                                     The joy of the consecrated person

The joy of the consecrated person comes from the happiness of belonging to Chirst, since "Consecrated life, deeply rooted in the teaching of Christ the Lord, is a gift of God the Father to his Church through the Holy Spirit". (JPII, Vita Consecrata No. 1). To recognise that consecrated life is a gift of God is to admit that it is a crucible of joy, because the gift is by nature a source of joy for the giver as well as for the receiver. This allows us to affirm that every consecrated person is a beneficiary of the wonders of God. From these wonders, the consecrated person shares in God's joy through the gift of his or her person and is called, therefore, to become a source of joy for those with whom he or she shares humanity.

In fact, God who offers his joy is himself Joy, Beatitude and fullness of life. Thus the consecrated person, united to God the source of all true joy, becomes a witness of this joy through life and apostolate; this attests that God is with us.

However, the consecrated person indeed, has chosen to live his or her baptismal commitment in a radical way. This commitment is in itself a source of joy because it is irradiated by the joy of Easter. The preface of Easter says "the people of the baptised, radiant with paschal joy, exult throughout the earth", the consecrated persons that we are therefore recognise ourselves in this people and this paschal joy carries our hope. Moreover, this hope gives strength and determination to our fundamental option of being totally to Christ through the vows that we pronounce with joy, in a solemn and public way. Consequently, the consecrated person is fundamentally a vector of joy and takes up the invitation of Saint Paul to the Philipians who says: "Rejoice in the Lord without ceasing, I say again, rejoice" (Phil 4:4).

This joy that puts us in communion with the source of all joy must help us to open ourselves to the world in which we are called to live and witness. Let us therefore be realistic and recognise that this joy is not the fruit of carelessness but rather the pure product of the theological virtues of faith, charity and hope. These virtues nourish, in principle, our vows of religion (obedience, poverty and chastity) and dispose us spiritually and humanly to witness with prophetic boldness. So, dear consecrated persons, may this day dedicated to us be an opportunity to rediscover the beauty of the choices we have made for greater happiness and seriousness in our commitment. 

Praying for each one of you, I wish you a beautiful day of consecrated life and may Mary our Mother, guardian of consecrated life, help us to rediscover our vocation to witness to our joy of belonging to Christ. 

       The President of the NCMSC                                                     

P. Ferdinand OWONO NDIH, omi

19 Testimony Image All Reconciled In Jesus Christ P. Jules Kipupu, Sj Cosuma RDC

All reconciled in Jesus Christ

Placed under the theme "All reconciled in Jesus Christ", the visit of Pope Francis to the Democratic Republic of Congo, initially planned for July 2022, has just ended this morning, 03 February 2023. Arriving in Kinshasa on 31 January 2023, the Pope was welcomed by a jubilant people, long impatient to meet the Bishop of Rome and eager for words of consolation and comfort. Despite the scorching heat of this late January, thousands of men and women are there, amassed along the route to be taken by Pope Francis, from the international airport of Ndjili to the Palace of the Nation. This is where the country's civil and political authorities are waiting for him. From everywhere, one hears what has become a refrain of all meetings with the Pope: "Boyei bolamu Santu Papa" (Welcome Holy Father).

All reconciled in Jesus Christ, that is, in Him who is the Truth and the Life. Reconciliation, in fact, cannot take place without truth. And Pope Francis is not afraid to get dirty in order to speak the truth to all his interlocutors: governments, young people, priests, religious, seminarians, young people in formation, bishops.

From the beginning of his interventions, the Pope speaks out against the foreign powers and multinationals that exploit wealth, destroy life and sow war in Africa in general and in the Democratic Republic of Congo in particular. He launches his heartfelt cry, as long contained: "Stop suffocating the Democratic Republic of Congo, Stop suffocating Africa". He reminds the Congolese leaders of their irrevocable responsibility to work for the development of the nation, for the protection of the population and of nature. Pope Francis invites the Congolese people to cultivate peace and reconciliation. This invitation was made during the mass of 01 February 2023, celebrated in the Congolese rite at the Ndolo airfield. To cultivate this peace, three keys are fundamental: forgiveness, community and mission.

At the Stade des Martyrs, on the morning of February 2, 2023, Pope Francis addressed young people, urging them to reject the corruption that is destroying Congolese society. And to leave them, as a precious testament, the symbolism of the five fingers of the hand. The thumb indicates prayer as the sure foundation of an authentic Christian and human life. As for the index finger, it is evoked to represent community: "My friends," says the Pope, "do not let your youth be wasted by solitude and closure...always think of yourselves together and you will be happy, because community is the way to live in harmony with yourself, to be faithful to your vocation. The central finger, the middle finger, is evoked to underline the need for honesty in the Christian life, a life that needs forgiveness. The ring finger is rightly evoked to underline the importance of forgiveness. And finally, the little finger is the finger of service: "He who serves makes himself small; like a tiny seed that seems to disappear into the earth but instead bears fruit". On the afternoon of 2 February 2023, in the Cathedral of Our Lady of the Congo, Pope Francis met with priests, deacons, seminarians and consecrated persons. His words of exhortation are full of fraternity, tenderness and joy. Aware of the challenges facing consecrated persons, Pope Francis focuses on the following three: spiritual mediocrity, worldly comfort and superficiality. It is in speaking of the superficiality that threatens the consecrated life that the Holy Father addresses the question of ongoing formation and its inescapable importance. He speaks of it in the following terms: "A gift has been placed in our hands and it would be presumptuous of us to think that we can live the mission to which God has called us without working daily on ourselves and without forming ourselves in a suitable way in the spiritual life and in theology. People do not need officials of the sacred or graduates apart from the people. We are obliged to enter into the heart of the Christian mystery, to deepen its doctrine, to study and meditate on the Word of God; and at the same time to remain open to the concerns of our time, to the ever more complex questions of our time, to understand the lives and needs of people, to understand how to take them by the hand and accompany them. Therefore, the formation of clergy is not an option. I say this to the seminarians, but it is true for everyone: formation is a journey to be pursued always, for life".

Also on 2 February 2023, after having met with priests, deacons, seminarians and consecrated persons, Pope Francis received in a room of the Apostolic Nunciature in DR Congo, in a private way, his fellow Jesuits of the Jesuit Province of Central Africa. It was in this same room that the victims of the violence in the east of the country told the Holy Father of their suffering. The last official meeting takes place a few hours before the departure of the Bishop from Rome, that is to say today, 3 February 2023. The Pope's interlocutors are the CENCO Fathers Bishops. To them this message is given: "Be merciful. Mercy. Always forgive. When a believer comes to confession, he comes to ask for forgiveness, he comes to ask for the Father's caress. And we, an accusing finger: How many times? And how did you do it? No, not that. Forgive. Always forgive. But I don't know..., because the code tells me...The code we have to observe, because it is important, but the heart of the pastor goes beyond that! Take the risk. For forgiveness, take risks. Always. Always forgive in the Sacrament of Reconciliation. And so you will sow forgiveness for the whole society.

To the consecrated men and women of the DR Congo - but is he not also addressing all the consecrated men and women of our continent? - the Pope gives these words as a real balm to our hearts: "I thank you wholeheartedly, brothers and sisters, for what you are and what you do, for your witness to the Church and to the world. Do not be discouraged, the Church needs you! You are precious, important: I say this to you in the name of the whole Church. I wish you always to be channels of the Lord's consolation and joyful witnesses of the Gospel, prophets of peace in the midst of violence, disciples of Love, ready to heal the wounds of the poor and of those who suffer. Thank you again for your service and for your pastoral zeal. I bless you and carry you in my heart. And you, please, always pray for me! May God bless Pope Francis unceasingly so that his prophetic word may continue to awaken us, to keep in our hearts the taste for God and in our lives the passion for humanity and the common home.

20 Testimony Image TOUS RECONCILIES AVEC LE CHRIST Père Kipupu Kafuti Jules, Sj COSUMA/RDC

Tous réconciliés en Jésus Christ

Placée sous le thème « Tous réconciliés en Jésus Christ », la visite du Pape François en République Démocratique du Congo, initialement prévue en juillet 2022, vient de se terminer ce matin 03 février 2023. Arrivé le 31 janvier 2023 à Kinshasa, le Pape est accueilli par un peuple en liesse, longtemps impatient de rencontrer l’Evêque de Rome et ardemment désireux des paroles de consolations et de réconfort. Malgré la chaleur torride de cette fin de janvier, de centenaires de milliers d’hommes et de femmes sont là, amassés tout au long du parcours devant être emprunté par le Pape François, depuis l’aéroport international de Ndjili jusqu’au Palais de la Nation. C’est là où l’attendent des autorités civiles et politiques du pays. De partout, l’on entend ce qui est devenu un refrain de toutes les rencontres avec le Pape : « Boyei bolamu  Santu Papa » (Bienvenue Saint Père).

Tous réconciliés en Jésus-Christ, c’est-à-dire en Celui qui est la Vérité et la vie. La réconciliation, en effet, ne peut pas se faire sans la vérité. Et le Pape François ne craint pas de se salir pour dire la vérité à tous ses interlocuteurs : gouvernants, jeunes, prêtres, religieux, séminaristes, jeunes en formation, Evêques.

Dès l’entame de ses interventions, le Pape s’élève contre les puissances étrangères et les multinationales qui exploitent les richesses, détruisent la vie et sèment la guerre en Afrique en général et en République Démocratique du Congo en particulier. Il lance son cri de cœur, comme longtemps contenu : « Cessez d’étouffer la République démocratique du Congo, Cessez d’étouffer l’Afrique ». Il rappelle aux gouvernants congolais leur responsabilité irrémissible de travailler au développement de la nation, à la protection de la population et de la nature. Le Pape François invite le peuple congolais à cultiver la paix et la réconciliation. Cette invitation est faite lors de la messe du 01 février 2023, célébrée en rite congolais à l’aérodrome de Ndolo. Pour cultiver cette paix, trois clefs sont fondamentales : le pardon, la communauté et la mission.

Au Stade des Martyrs, ce 02 février 2023 matin, le Pape François s’adresse aux jeunes, les exhortant à rejeter la corruption qui détruit la société congolaise. Et de leur laisser, comme un précieux testament, la symbolique des cinq doigts de la main. Le pouce indique la prière comme fondement sûr d’une authentique vie chrétienne et humaine. Quant à l’index, il est évoqué pour représenter la communauté : « mes amis, dit le Pape, ne laissez pas votre jeunesse être gâchée par la solitude et la fermeture…pensez toujours à vous ensemble et vous serez heureux, car la communauté est la voie pour vivre en harmonie avec soi-même, pour être fidèle à sa vocation ». Le doigt central, le majeur est évoqué pour souligner l’exigence de l’honnêteté dans la vie chrétienne, une vie qui a besoin du pardon. L’annulaire est justement évoqué pour souligner l’importance du pardon. Et enfin, l’auriculaire est le doigt du service : « Celui qui sert se fait petit; comme une graine minuscule qui semble disparaître dans la terre mais qui, au contraire, porte du fruit ». Dans l’après-midi du 02 février 2023, en la cathédrale Notre Dame du Congo, le Pape François rencontre les prêtres, diacres, séminaristes et personnes consacrées. Ses paroles d’exhortation sont pleines de fraternité, de tendresse et de joie. Conscient des défis auxquels les consacrés sont confrontés, le Pape François s’attarde essentiellement sur ces trois suivants : la médiocrité spirituelle, le confort mondain et la superficialité. C’est en parlant de la superficialité qui menace la vie consacrée que le Saint Père aborde la question de la formation permanente et de son importance incontournable. Voici en quels termes, il en parle : « Un don a été mis entre nos mains et il serait présomptueux de notre part de penser pouvoir vivre la mission à laquelle Dieu nous a appelés sans travailler chaque jour sur nous-mêmes, et sans nous former de manière comme il convient à la vie spirituelle à la théologie. Les gens n’ont pas besoin de fonctionnaires du sacré ni de diplômés à part du peuple. Nous sommes tenus d’entrer au cœur du mystère chrétien, d’en approfondir la doctrine, d’étudier et de méditer la Parole de Dieu ; et en même temps de rester ouverts aux inquiétudes de notre temps, aux questions toujours plus complexes de notre époque, pour comprendre la vie et les besoins des personnes, pour comprendre comment les prendre par la main et les accompagner. Par conséquent, la formation du clergé n’est pas une option. Je le dis aux séminaristes, mais cela vaut pour tous : la formation est un chemin à poursuivre toujours, toute la vie ».

Toujours le 02 février 2023, après avoir rencontré les prêtres, diacres, séminaristes et personnes consacrées, le Pape François reçoit dans une salle de la Nonciature apostolique en RD Congo, de manière privée, ses compagnons Jésuites de la Province jésuite d’Afrique centrale. C’est dans cette même salle que les victimes de la violence à l’Est du pays ont dit leurs souffrances au Saint Père. La dernière rencontre officielle a lieu quelques heures avant le départ de l’Evêque de Rome, c’est-à-dire aujourd’hui 03 février 2023. Les interlocuteurs du Pape sont les Pères Evêques de la CENCO. A eux ce message est donné : « soyez miséricordieux. La miséricorde. Pardonnez toujours. Quand un croyant vient se confesser, il vient demander le pardon, il vient demander la caresse du Père. Et nous, un doigt accusateur : Combien; de fois? Et comment l’avez-vous fait ? Non, pas ça. Pardonnez. Toujours. Mais je ne sais pas..., parce que le code me dit…Le code nous devons l’observer, car il est important, mais le cœur du pasteur va au-delà ! Prenez le risque. Pour le pardon, prenez des risques. Toujours. Pardonnez toujours dans le Sacrement de la Réconciliation. Et ainsi vous sèmerez le pardon pour l’ensemble de la société.

Aux consacrés de la RD Congo – mais ne s’adresse-t-il pas aussi à tous les consacrés de notre continent ? – le Pape donne ces paroles comme un véritable baume sur nos cœurs : « Je vous remercie de tout cœur, frères et sœurs, pour ce que vous êtes et ce que vous faites, pour votre témoignage à l’Église et au monde. Ne vous découragez pas, l’Eglise a besoin de vous ! Vous êtes précieux, importants : je vous le dis au nom de l’Église tout entière. Je vous souhaite d’être toujours des canaux de la consolation du Seigneur et des témoins joyeux de l’Évangile, prophétie de paix dans les spirales de la violence, disciples de l’Amour, prêts à soigner les blessures des pauvres et de ceux qui souffrent. Merci encore pour votre service et pour votre zèle pastoral. Je vous bénis et je vous porte dans mon cœur. Et vous, s’il vous plaît, priez toujours pour moi ! ». Que Dieu bénisse sans cesse le Pape François afin que sa parole prophétique continue à nous réveiller, à garder dans nos cœurs le goût de Dieu et dans nos vies la passion de l’humanité et de la maison commune.

21 Testimony Image MESSAGE ON THE OCCASION OF THE 27th DAY OF THE CONSECRATED LIFE Sr Marie Diouf

MESSAGE ON THE OCCASION OF THE 27th DAY OF THE CONSECRATED LIFE

"My eyes have seen the salvation you are preparing for the peoples : the light that is revealed to the nations and gives glory to your people Israel. (Lk 2:30-32)

 

Dear African Consecrated Brothers and Sisters

On the occasion of the 27th day of Consecrated Life, I would like, in the name of the Confederation of Conferences of Major Superiors of Africa and Madagascar (COSMAM/COMSAM), founded on May 8, 2005, under the impulse of our Bishops of SECAM and the encouragement of various major superiors UISG and USG-Rome, and in my personal name, to share with each of the African Religious men and women or in mission in Africa, this joy of the Consecration to the Lord on this day and the Light that this Consecration brings to our peoples of Africa.

This day coincides not only with the will of the Church to live synodality in these days (2021-2024), but also and above all with the presence in our midst of Pope Francis, who has come in person to bring the Light to the Democratic Republic of Congo and to South Sudan, and thus to all of Africa. Synodality and communion are therefore the strong words to celebrate this day.

As in the case of old Simeon, the African continent can and will appreciate the Light of Christ that reveals itself to all nations that welcome it. We know very well that our different nations and cultures have welcomed and still welcome this Light.

We, the African Consecrated Persons or those in mission in Africa, with the help of the charisms and spiritualities of our Religious Families, therefore participate strongly in this manifestation of the Light in a continent often engulfed in the darkness of poverty, disease, exploitation, underdevelopment, wars, genocides, natural disasters, illiteracy, etc. This participation in the manifestation of the divine light in Africa is therefore synodal, that is, involving the participation of all the baptized - clerics, consecrated persons and laity - in the life of the Church, not only in Africa, but also universally. Synodality also means communion. Communion between consecrated persons and those to whom the Light is presented, communion between consecrated persons, communion with the local and universal Church. It is this communion that we are celebrating today by seeing thousands of consecrated persons celebrating their Yes together; it is this communion that the Congolese and South Sudanese and therefore African Church is celebrating with the Holy Father at this moment; it is this communion that we want to celebrate permanently in Africa through the Cosmam which should unite us all.

Speaking therefore of the communion and synodality of consecrated life in Africa, Comsam, after a mandate that has experienced difficulties because of the Covid 19 pandemic and other difficulties related to structural changes in the Church, wanted, through the General Assembly that was celebrated in June 2022 in Senegal, to revive this African communion. Thanks to the theme "Consecrated life in Africa at the service of fraternity and our common home", we have taken together resolutions which are for us recommendations and orientations for this mandate :

- All the regional and national conferences make their members aware of the reality and importance of COMSAM for the vitality of consecrated life in Africa and Madagascar ;

- The effective visibility of COMSAM, in particular by putting together the means for the construction of its headquarters and the setting up of its stable structures of functioning;

- The urgency and importance of financial contributions from all members of COMSAM for the vitality of consecrated life in Africa and for the respect of this life in the Church and in the world;

- The encouragement of frequent and regular connection and communication within COMSAM (regions and conferences) especially with regard to the initial and ongoing formation of consecrated persons;

- The creation of sub-regions for a better organisation of conferences,

- The facilitation of language learning (English, French, Portuguese, Spanish) in houses of formation for a better common future on the continent.

- The reactivation of the functioning of the Central and East African regions.

Seven months after this Assembly, the first fruits of this newfound communion are visible. We welcome the newfound communion in Southern Africa through the constitution of the regional conference; we welcome the contacts established with ACWECA (Association of Consecrated Women of East and Central Africa) while waiting for the constitution of the region; We welcome the communion in West Africa where French and English are no longer an obstacle to communion between religious from English-speaking countries and those from French-speaking countries; we welcome the communion between the consecrated women of the Maghreb countries who, in spite of particularly difficult situations, manage to meet each other; we welcome the first signs of communion between the Conferences of Madagascar and the Islands. On the other hand, we also welcome the visible communion in dialogue and sharing in the different communication platforms.

Brothers and Sisters, this journey of synodality and communion is still long and implies the participation of all through fraternal openness and active participation in the projects of Comsam. I therefore encourage us all to give the best of ourselves to live communion in Africa and thus manifest the Light that comes to us from Christ and the Light that is Christ, knowing that, as consecrated persons, we are only bearers of Light.

May the Virgin Mary, who knew how to present this Light to the world, obtain for us, through her intercession, to be faithful bearers of Light, in our Conferences, in our local Churches, in our communities, in our apostolates and in our families.

Happy feast day to all and may the Lord, Light of the World and Salvation of Peoples, bless us.

 

 

Sr Marie Diouf, fscm

President of Cosmam/Comsam

22 Testimony Image MESSAGE A L’OCCASION DE LA 27ème JOURNEE DE LA VIE CONSACREE Sr Marie DIOUF


 « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » (Lc 2,30-32)

 

Chers Frères et Sœurs Consacrés africains

A l’Occasion de la 27eme journée de la vie Consacrée, je voudrais, au nom de la Confédération des Conférences des Supérieurs Majeurs d’Afrique et Madagascar (COSMAM/COMSAM), fondée le 8 mai 2005, sous l’impulsion de nos Evêques du SCEAM et les encouragements de divers supérieurs majeurs UISG et USG-Rome, et à mon nom personnel, partager avec chacun des Religieux et Religieuses africains ou en mission en Afrique, cette joie de la Consécration au Seigneur en ce jour et la Lumière que cette Consécration porte à nos peuples d’Afrique.

Cette journée coïncide non seulement avec la volonté de l’Eglise de vivre la synodalité en ces jours (2021-2024), mais aussi et surtout avec la présence au milieu de nous, du Pape François, venu en personne porter la Lumière en République Démocratique du Congo et au Sud Soudan et par là à toute l’Afrique. Synodalité et communion deviennent donc les mots forts pour célébrer cette journée.

Comme c’est le cas du vieux Syméon, le continent africain peut et veut apprécier la Lumière du Christ qui se révèle à toutes les nations qui l’accueillent. Nous savons très bien que nos différentes nations et cultures ont bien accueillies et accueillent encore cette Lumière.

Les Consacrés africains ou en mission en Afrique que nous sommes, aidés des charismes et des spiritualités de nos Familles religieuses, participent donc fortement à cette manifestation de la Lumière dans un continent souvent englouti dans les ténèbres de la pauvreté, de la maladie, de l’exploitation, du sous-développement, des guerres, des génocides, des catastrophes naturelles, de l’analphabétisation, etc. Cette participation à la manifestation de la Lumière divine en Afrique se veut donc synodale, c’est-à-dire, impliquant la participation de l'ensemble des baptisés – clercs, consacrés et laïcs, à la vie de l'Église, non seulement africaine, mais aussi universelle. Qui dit synodalité, dit aussi communion. Communion entre les consacrés et ceux à qui est présentée la Lumière, communion entre consacrés, communion avec l’Eglise locale et universelle. C’est cette communion que nous célébrons en ce jour en voyant des milliers de consacrés célébrer ensemble leur Oui ; C’est cette communion que l’Eglise Congolaise et Sud-Soudanaise et donc Africaine célèbre avec le Saint Père en ce moment ; c’est cette communion que nous voulons célébrer en permanence en Afrique à travers la Cosmam qui devrait tous nous unir.

Parlant donc de la communion et de la synodalité de la vie consacrée en Afrique, la Cosmam, après un mandat qui a connu des difficultés à cause de la pandémie Covid 19 et d’autres difficultés liées à des changements structuraux dans l’Eglise, a voulu, par l’Assemblée générale qui s’est célébrée en juin 2022 au Sénégal, redonner vie à cette communion africaine. Grace au thème « la vie consacrée en Afrique au Service de la fraternité et de notre maison commune », nous avons pris ensemble des résolutions qui sont pour nous des recommandations et des orientations pour ce mandat :

- Toutes les conférences régionales et nationales conscientisent leurs membres sur la réalité et de l’importance de la COSMAM pour la vitalité de la vie consacrée en Afrique et Madagascar ;

- La visibilité effective de la COSMAM, en particulier en mettant ensemble des moyens pour l’édification de son siège et la mise en place de ses structures stables de fonctionnement ;

- L’urgence et l’importance des contributions financières de tous les membres de la COSMAM pour la vitalité de la vie consacrée en Afrique et pour le respect de cette vie dans l’Eglise et dans le monde ;

- L’encouragement pour la connexion et la communication fréquentes et régulières au sein de la COSMAM (des régions et conférences) particulièrement en ce qui concerne la formation initiale et permanente des personnes consacrées ;

-  La création des sous-régions pour une meilleure organisation des conférences,

- La facilitation de l’apprentissage des langues (Anglais, français, Portugais, espagnol) dans des maisons de formation en vue d’un meilleur futur commun sur le continent.

- La réactivation du fonctionnement des régions d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est.

Sept mois après cette Assemblée, les premiers fruits de cette communion retrouvée sont visibles. Nous saluons la communion retrouvée en Afrique australe à travers la constitution de la conférence régionale ; nous saluons les contacts noués avec l’ACWECA (association of consacrated women of east and central Africa) en attendant la constitution de la région ; nous saluons la communion en Afrique de l’Ouest où le Français et l’Anglais ne sont plus un obstacle de communion entre religieux des pays anglophones et ceux des pays francophones, nous saluons la communion entre les consacrés des pays du Maghreb qui, malgré des situations particulièrement difficiles réussissent à se rencontrer ; nous saluons les premiers signes de communion entre les conférences de Madagascar et des iles. D’autres part nous saluons aussi la communion visible dans le dialogue et le partage au niveau des différentes plates formes de communication.

Frères Sœurs, ce chemin de synodalité et de communion est encore long et implique la participation de tous à travers l’ouverture fraternelle et la participation active aux projets de la Cosmam. Je nous encourage donc tous à donner le meilleur de nous-mêmes pour vivre la communion en Afrique et manifester ainsi la Lumière qui nous vient du Christ et la Lumière qu’est le Christ, sachant que, en tant que Consacrés, nous ne sommes que des porteurs de Lumière.

Qua la Vierge Marie, qui a su présenter cette Lumière au monde, nous obtienne, par son intercession, d’être des fidèles porteurs de Lumière, dans nos Conférences, dans nos Eglises locales, dans nos communautés, dans nos apostolats et dans nos familles.

Bonne fête à tous et que le Seigneur, Lumière du Monde et Salut des peuples nous bénisse.

 

Sr Marie Diouf, fscm

Présidente de la Cosmam/Comsam


En Photo: Conférence des religieuses de Mauritanie

23 Testimony Image Message De La Conference Des Superieurs Majeurs Du Nigeria

Message of the Nigerian Major superior's Conference

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24 Testimony Image VOYAGE APOSTOLIQUE AU CONGO, N.1 DISCOURS DU SAINT-PÈRE Pape François

Monsieur le Président de la République

Membres illustres du Gouvernement et du Corps diplomatique, Autorités distinguées, religieuses et civiles,

Éminents Représentants de la société civile et du monde de la culture, Mesdames et Messieurs !

Je vous salue cordialement et je remercie Monsieur le Président  pour  les paroles qu’il m’a adressées. Je suis heureux d’être ici, sur cette terre si belle, si vaste et si luxuriante, qui embrasse, au nord, la forêt équatoriale ; au centre et vers le sud, les hauts plateaux et  les  savanes  arborées ;  à  l’est,  les  collines,  les montagnes,  les  volcans  et  les  lacs ;  à l’ouest  d’autres  grandes étendues d’eaux, avec  le  fleuve  Congo  qui  rejoint  l’océan.  Dans  votre  pays,  qui  est  comme un continent  dans le grand  continent  africain,  on a l’impression que  la terre  entière respire. Mais, si la géographie de ce poumon vert est riche et variée, l’histoire n’a pas été  aussi généreuse. Tourmentée par  la guerre, la République Démocratique du Congo  continue de subir à l’intérieur de ses frontières des conflits et des migrations forcées, et à souffrir de terribles formes d’exploitation, indignes de l’homme et de la création. Ce pays immense et plein de vie, ce diaphragme de l’Afrique, frappé par la violence comme par  un  coup  de  poing  dans l’estomac semble depuis longtemps avoir perdu  son souffle. Et tandis que  vous, Congolais, vous luttez  pour sauvegarder votre  dignité  et votre  intégrité  territoriale  contre les  méprisables  tentatives  de  fragmentation  du pays, je viens à vous, au nom  de Jésus, comme un pèlerin  de réconciliation et de paix.  J’ai  beaucoup  désiré  me  trouver   ici  et  je  viens  enfin  vous  apporter  la proximité, l’affection et la consolation de toute l’Église catholique. Je voudrais  vous parler  à travers une  image  qui symbolise  bien  la beauté lumineuse  de  cette terre  : celle  du  diamant.  Chères femmes et  chers hommes Congolais,  votre  pays  est vraiment  un diamant  de la création  ;  mais  vous,  vous tous, êtes infiniment  plus précieux que toutes les choses bonnes qui sortent de ce sol  fertile  !  Je suis  ici pour  vous étreindre  et  vous rappeler  que  vous avez  une valeur inestimable, que  l’Église et le Pape ont confiance en vous, qu’ils croient en votre  avenir,  un avenir  qui soit  entre  vos mains  et  dans lequel  vous méritiez  de déverser vos dons d’intelligence, de sagacité et d’assiduité. Courage, frère et sœur congolais ! Relève-toi, reprends dans tes mains, comme un diamant très pur, ce que tu es, ta dignité, ta vocation à garder en harmonie et en paix la maison que tu habites. Revis l’esprit de ton hymne  national, en rêvant  et en mettant en pratique ses paroles : « Par le dur labeur, nous bâtirons un pays plus beau  qu’avant, dans la paix ». Chers amis,  les  diamants,  généralement  rares,  abondent ici. Si cela  vaut pour les richesses matérielles cachées sous la terre, cela  vaut à plus forte  raison pour les richesses spirituelles enfermées dans vos cœurs. Et c’est précisément à partir des cœurs que la paix et le développement sont possibles car, avec l’aide de Dieu, les êtres humains sont capables de justice et de pardon, de concorde et de réconciliation, d’engagement et de  persévérance pour  mettre à profit  les  talents reçus. Dès le début de mon voyage, je souhaite donc  lancer  un appel  : que chaque Congolais se sente appelé à jouer son rôle ! Que la violence  et la haine  n’aient plus de place  dans le cœur et sur les lèvres de quiconque, car ce sont des sentiments inhumains  et  anti-chrétiens  qui  paralysent  le  développement  et  ramènent  en arrière, vers un sombre passé. En parlant de frein au développement et de retour  au passé, il est tragique que  ces lieux,  et  plus  généralement  le  continent  africain,  souffrent encore de diverses  formes d’exploitation.  Après le colonialisme  politique,  un “colonialisme

économique” tout  aussi asservissant s’est déchainé. Ce pays, largement pillé, ne parvient  donc  pas à profiter  suffisamment de  ses immenses ressources : on en est arrivé  au  paradoxe que  les  fruits  de  sa terre  le  rendent “étranger”  à  ses habitants. Le poison de  la cupidité a ensanglanté ses diamants. C’est un drame devant lequel le monde économiquement plus avancé ferme  souvent les yeux, les oreilles  et  la bouche. Mais  ce  pays  et  ce  continent  méritent  d’être  respectés et

écoutés, ils méritent espace et attention : Retirez vos mains de la République Démocratique   du  Congo,   retirez   vos  mains   de   l'Afrique  !   Cessez  d’étouffer l’Afrique : elle n’est pas une mine à exploiter  ni une terre  à dévaliser. Que l’Afrique soit  protagoniste  de  son destin  !  Que  le  monde se souvienne  des désastres commis au cours des siècles au détriment des populations locales et qu’il n’oublie pas ce pays ni ce continent. Que l’Afrique, sourire et espérance du monde, compte davantage  :   qu’on   en   parle    davantage,   qu’elle   ait   plus   de   poids   et   de représentation parmi les nations ! Une diplomatie  de  l’homme  pour  l’homme,  des peuples  pour  les  peuples, doit  se déployer,  selon  laquelle  les  opportunités  de  croissance  des personnes soient au centre, et non le contrôle des zones et des ressources, les visées d’expansion et l’augmentation des profits. En regardant ce peuple, on a l’impression que la Communauté internationale s’est  presque résignée  à  la violence  qui  le dévore.  Nous ne  pouvons pas nous habituer au sang qui coule  dans ce pays, depuis des décennies désormais, faisant des millions de morts à l’insu de beaucoup. Il faut  que l’on sache ce qui se passe ici, que  les processus de paix en cours, - que  j’encourage de toutes mes forces - soient soutenus dans les faits et que les engagements soient tenus. Grâce à Dieu, il y en a qui contribuent au bien de la population locale  et à un réel développement à  travers des projets  efficaces:  non  pas des interventions  de  pure  assistance, mais  des plans  visant  à une  croissance  intégrale.  J’exprime  toute ma  gratitude aux pays et aux organisations qui fournissent des aides substantielles en ce sens, en  contribuant  à  la lutte  contre la pauvreté et  les  maladies,  soutenant l’État  de droit  et  promouvant  le  respect des  droits  humains.  Je forme   le  vœu   qu’ils puissent continuer à jouer pleinement et courageusement ce noble rôle. Revenons  à  l’image  du  diamant.  Une  fois  travaillé,  sa  beauté provient également   de   sa  forme,   de   ses   nombreuses  facettes  harmonieusement disposées. Ce pays, riche de son pluralisme typique, a lui aussi un caractère polyédrique. C’est une richesse qui doit être  conservée, en évitant  de glisser dans le tribalisme et la confrontation. Prendre obstinément parti pour  sa propre  ethnie ou pour  des intérêts particuliers, alimentant des spirales de haine  et de violence, tourne au détriment de tous en bloquant la nécessaire “chimie de l’ensemble”. À propos de chimie, il est intéressant de noter  que les diamants sont constitués des seuls atomes de  carbone, lesquels, s’ils étaient reliés différemment, formeraient du  graphite.  La  différence  entre   la  luminosité  d’un  diamant  et  l’obscurité  du graphite provient  de la manière dont  les atomes individuels sont disposés dans le réseau cristallin.  Cette  métaphore exprime  le fait  que  le problème  n’est  pas la nature des hommes ou des groupes ethniques et sociaux, mais la manière dont on décide d’être ensemble. La volonté  ou non de se rencontrer, de se réconcilier et de   recommencer  fait   la  différence   entre   l’obscurité   du  conflit   et   un  avenir lumineux  de paix et de prospérité. Chers amis, le Père  céleste veut  que  nous sachions nous accueillir  comme les frères et sœurs d’une même famille, et travailler  à un avenir  qui soit avec  les autres  et  non  contre  les  autres.  “Bintu  bantu”  :  c’est  ainsi  que   l’un  de  vos proverbes rappelle  très bien  que,  la vraie  richesse,  ce  sont les  personnes et  les bonnes relations entre  elles. En particulier, les religions, avec  leur patrimoine de sagesse, sont appelées à y contribuer, par  un effort  quotidien de renoncement à toute agressivité, prosélytisme et contrainte, qui sont des moyens indignes de la liberté humaine. Quand on en vient à imposer, en allant  à la chasse aux fidèles, de manière aveugle par la ruse ou par la force, on ravage la conscience d’autrui et on tourne le  dos au  vrai  Dieu,  parce que  -  ne  l’oublions  pas – « là  où  l’Esprit  du Seigneur  est présent,  là est la liberté » (2 Co 3,  17).  Les  membres de  la société civile, dont  certains sont ici présents, jouent  également un rôle essentiel dans la construction d’un avenir  de  paix et  de  fraternité. Ils  ont  souvent démontré qu’ils savaient  s’opposer  à  l’injustice  et  au  délabrement,  au  prix de  grands sacrifices, pour défendre les droits humains, la nécessité d’une éducation solide pour tous et une  vie  plus  digne  pour  chacun. Je remercie  sincèrement  les  femmes et  les hommes, en particulier les jeunes de ce pays, qui ont souffert à divers degrés pour cela, et je leur rends hommage. Le diamant,  dans sa transparence,  réfracte admirablement  la lumière  qu’il reçoit.  Beaucoup d’entre vous brillent par le rôle qu’ils jouent.  Celui qui détient des responsabilités civiles et gouvernementales est appelé à agir avec  une clarté cristalline,  en  vivant  la fonction  reçue comme un moyen  de  servir  la société.  Le pouvoir  n’a  de  sens en  effet  que  s’il  devient  service.  Combien  il est important d’agir dans cet  esprit, en fuyant  l’autoritarisme, la recherche de gains faciles et la soif  d’argent  que  l’apôtre  Paul  désigne  comme « la  racine  de  tous les  maux » (1 Tm 6, 10). Et en même temps, favoriser des élections libres, transparentes et crédibles   ;    étendre  davantage  aux   femmes,   aux   jeunes   et   aux   groupes marginalisés, la participation aux processus de paix; rechercher le bien  commun et  la sécurité  des personnes plutôt  que  les  intérêts  personnels  ou  de  groupes ; renforcer la présence de  l’État partout sur le territoire.  Que l’on ne se laisse pas manipuler, et moins encore acheter, par ceux qui veulent  maintenir le pays dans la violence  afin de l’exploiter et de faire des affaires honteuses : cela  n’apporte que discrédit  et  honte,  avec   la  mort   et  la  misère.  Au  contraire,  il est bon  de  se rapprocher des personnes pour  se rendre  compte de  la manière  dont  ils  vivent. Elles font  confiance lorsqu’elles sentent que  les gouvernants sont réellement proches, non pas par calcul ou par exhibition, mais par service. Dans   la  société,   ce   sont  souvent  les   ténèbres  de   l’injustice   et   de   la corruption qui obscurcissent la lumière  du bien. Il y a des siècles, saint Augustin, né  sur ce  continent,  se demandait  déjà  : « Si la justice  n’est  pas respectée,  que sont les États, sinon des bandes de voleurs ? » (De civ. Dei, IV, 4). Dieu est du côté de  ceux  qui ont  faim  et  soif  de  justice  (cf.  Mt 5, 6). Il ne  faut  pas se lasser  de promouvoir dans tous les domaines le droit et l’équité, en luttant contre l’impunité et la manipulation des lois et de l’information. Un diamant sort de la terre  authentique mais brut, nécessitant un travail. De même, les diamants les plus précieux de la terre  congolaise que  sont les enfants de  cette nation  doivent  pouvoir  bénéficier  de  véritables  opportunités  éducatives qui   leur   permettent  de   mettre  pleinement   à   profit   leurs   brillants   talents. L’éducation  est fondamentale  : elle  est la voie  de  l’avenir,  la route  à  emprunter pour  atteindre  la  pleine  liberté  de  ce  pays  comme du  continent  africain.  Il  est urgent  d’y investir afin de préparer des sociétés qui seront fortes si elles sont bien instruites, autonomes si elles sont pleinement conscientes de leurs potentialités et   capables   de   les   développer   avec   responsabilité   et   persévérance.  Mais beaucoup d’enfants  ne  vont  pas à  l’école  : combien,  au  lieu  de  recevoir   une éducation digne  de ce  nom, sont exploités ! Trop d’entre eux meurent, soumis à des travaux  asservissants dans les mines. Aucun effort  ne doit être  ménagé pour dénoncer le fléau  du  travail  des enfants et  y mettre fin. Combien  de  filles  sont marginalisées  et  violées  dans leur  dignité  !  Les  enfants,  les  jeunes  filles,  les jeunes sont l’espérance : ne permettons pas que  celle-ci soit effacée, cultivons-la avec passion !Le diamant,  don  de  la  terre,  appelle  à  la  sauvegarde de  la  création,  à  la protection de l’environnement. Située  au cœur de l’Afrique, la République Démocratique du Congo  abrite  l’un des plus grands poumons verts du monde, qui doit  être   préservé.  Comme pour   la  paix  et  pour   le  développement,  dans ce domaine également une  collaboration large  et  fructueuse est importante, permettant d’intervenir  efficacement,  sans imposer  des modèles  extérieurs  plus utiles  à  ceux  qui aident  qu’à  ceux  qui sont aidés.  Nombreux sont ceux  qui ont demandé à l’Afrique de s’engager et qui ont offert des aides afin de lutter contre le changement climatique et le coronavirus. Ce sont certainement des opportunités à  saisir,  mais  il y  a  surtout besoin  de  modèles  sanitaires  et  sociaux  qui  ne répondent pas seulement aux  urgences du  moment mais contribuent à  une croissance  sociale  effective : des structures solides  et  du  personnel  honnête et compétent pour surmonter les graves problèmes comme la faim et la malaria qui entravent le développement à sa naissance. Enfin,  le  diamant  est le  minéral   d’origine  naturelle  qui  présente la  plus grande dureté. Sa résistance aux produits chimiques est très grande. La répétition continuelle   des  attaques  violentes   ainsi   que   les   nombreuses  situations   de détresse pourraient affaiblir  la résistance des Congolais, miner  leur force  d’âme, les conduire à se décourager et à s’enfermer dans la résignation. Mais, au nom du Christ  qui  est le  Dieu  de  l’espérance,  le  Dieu  de  toute possibilité  qui  donne toujours  la  force   de  recommencer,  au  nom  de  la  dignité  et  de  la  valeur  des diamants  les  plus  précieux  de  cette terre  splendide  que  sont ses habitants,  je voudrais inviter chacun à un nouveau départ social courageux et inclusif. L’histoire lumineuse  mais  blessée  du  pays  l’exige,  les  jeunes  et  les  enfants en  particulier l’implorent.  Je suis  avec  vous et  j’accompagne  par  la prière  et  la proximité  tout effort  pour  un  avenir  pacifique,  harmonieux  et  prospère de  ce  grand  pays. Que Dieu bénisse la nation  congolaise tout entière !

25 Testimony Image SITE DA COMSAM Ir Anne-Germaine Ndione

Irmãos e irmãs, temos o prazer de informar que o site da Cosmam está online sob o título: www.cosmamcomsam.org   

Convidamo-lo a visitá-lo e a mostrá-lo. Mais informações serão fornecidas para tornar nossa instituição cada vez mais visível.

26 Testimony Image Comsam Web Site P. Emmanuel

Brothers and Sisters, we are happy to announce the birth of the website of the CONFEDERATION OF CONFERENCES OF MAJOR SUPERIORS OF AFRICA AND MADAGASCAR (COMSAM). From now on you can inform yourself about the news of the Universal Church, of the Church of Africa and of Consecrated Life in Africa on the site www.cosmamcomsam.org

This site will therefore be the portal, not only of our institution but also of Africa and the Church. We invite you to visit it and have it visited. More information will be provided to make our institution more and more visible.

Since this is a site for all African consecrated persons or those on mission in Africa, we invite all those who would like to send us information to send it to the e-mail box cosmaminfos1@gmail.com or to write to the site's messaging service.

We take this opportunity to thank Brother Henri Noel Koné, FSG who is accompanying us in this adventure.

27 Testimony Image Mise En Ligne Du Site P. Emmanuel

Frères et Sœurs, nous avons la joie de vous annoncer la naissance du site de la CONFÉDÉRATION DES CONFÉRENCES DES SUPÉRIEURS MAJEURS D'AFRIQUE ET MADAGASCAR (COSMAM). Désormais vous pouvez vous informer sur l'actualité de l'Eglise universelle, de l'Eglise d'Afrique et de la Vie Consacrée en Afrique dans le site  www.cosmamcomsam.org

Ce site sera donc le portail, non seulement de notre institution mais aussi de l'Afrique et de l'Eglise. Nous vous invitons à  le visiter et à le faire visiter. De plus amples informations seront fournies pour rendre de plus en plus visible notre institution.

Étant donné qu'il s'agit d'un site pour tous les consacrés africains ou en mission en Afrique, nous invitons tous ceux et celles qui voudraient nous faire parvenir des éléments à s'adresser à la boîte mail cosmaminfos1@gmail.com ou alors écrire à la messagerie du site.

Nous profitons de cette occasion pour remercier le Frère Henri Noel Koné, FSG qui nous accompagne dans cette aventure.